Théologie 101 - Anthropologie biblique - VIEUX LIVRES, Manuscrits de la Mer Morte, Communauté de Qûmrân
Théologie 101 - Anthropologie biblique - VIEUX LIVRES, Manuscrits de la Mer Morte, Communauté de Qûmrân
Parmi les papyrus, on a retrouvé des copies de livres grecs célèbres, tels que l'Iliade et l'Odyssée ou les histoires d'Homère. Certaines ont mille ans de plus que les copies découvertes préalablement. D'autres livres dont nous n'avons pas de copies plus récentes, comme un ouvrage d'Aristote, ont aussi pu être récupérés parmi les papyrus. On a retrouvé de la même façon des copies de la version grecque de l'Ancien Testament (la Septante), ainsi que du Nouveau Testament.
Un fragment minuscule de l'Evangile de Jean, copiée environ en 130 ap. J.-C., est le plus ancien texte du Nouveau Testament actuellement en notre possession. D'autres copies des Evangiles que nous connaissons ont été faites autour de l'an 200, tandis que les plus anciens manuscrits à peu près complets du Nouveau Testament datent du 4e siècle.
MANUSCRITS DE LA MER MORTE:
La plus grande découverte archéologique de notre époque fut sans doute celle des manuscrits de la mer Morte. Jamais on aurait pensé que de vieux écrits pouvaient se conserver en Palestine. Pourtant, en 1947, dans une grotte près de la côte nord-ouest de la mer Morte, un jeune Bédouin découvrit fortuitement des jarres contenant de vieux rouleaux en cuir. Ne sachant pas de quoi il s'agissait, il les vendit pour presque rien. Des archéologues finirent par entendre parler de sa découverte. Depuis, Bédouins et archéologues ont trouvé plus de 400 rouleaux.
Ces livres faisaient partie de la bibliothèque daune communauté religieuse qui s'était établie à Qumrân, au bord de la mer Morte. Leurs propri?@taires les cachèrent dans des grottes lors de l'approche des troupes romaines en 68 ap. J.-C. La chaleur sèche de la région permit leur conservation. Moins importants que les papyrus pour la coppréhension du Nouveau Testament, ils nous fournissent cependant de nombreux renseignements sur la vie religieuse des Juifs à l'époque néotestamentaire.
Parmi les rouleaux de la bibliothèque, on a retrouvé tous les livres de l'Ancien Testament, sauf Esther. Ces copies confirment que le töxte hébreux traditionnel, dont les manuscrits les plus anciens en notre possession avant leur découverte dataient du 10e siècle ap. J.-C., était déjà d'usage courant au Ier siècle et même avant. On a aussi trouvé des fragments d'autres versions du texte hébreu. Leurs variantes les rapprochent parfois de la traduction grecque (la Septante) et de certaines citations du Nouveau Testament (par exemple celle de Deutéronome 32,43 dans Hébreux 1,6).
LA COMMUNAUTE DE QUMRAN:
Parmi les livres se trouvaient des commentaires de certains passages de l'Ancien Testament. Leurs auteurs interprétaient les noms de personnes et de lieux en fonction de l'actualité, convaincus que c'est d'elle que les prophètes avaient parlé, et non de leur propre époque. Grâce à ces commentaires et à d'autres écrits de la communauté, nous connaissons un peu son fondateur, le Maître de Justice. En désaccord avec la plupart des Juifs sur la date des grandes fêtes juives, il quitta Jérusalem pour établir sa communauté sur les bords de la mer Morte.
Les règles de cette communauté étaient très strictes. Ces membres se nommaient «les f,ls de la lumière», tandis que leurs ennemis étaient «les fils des ténèbres». Ils attendaient le jour où le Messie les conduirait à la victoire sur leurs adversaires et où ils pourraient servir Dieu de le temple selon leurs convictions.
Leurs espoires furent déçus. Leur Messie ne vint pas et les Romains dispersèrent la communauté. Les hommes de Qumrân étaient très différents des premiers chrétiens et n'avaient aucun contact direct avec eux. Les deux groupes avaient bien certaines notions communes --le contraste entre le bien et le mal, la lumière et les ténèbres, par exemple. Mais à l'époque, c'était des idées typiquement juives. Certaines ressemblances nous paraissent frappantes pour la seule raison que nous ne possédons pas de documents d'autres groupes juifs de cette période. Cependant, le contraste est très net entre la façon dont on interprétait l'Ancien Testament à Qumrân et celle dont Jésus l'expliquait à ces disciples.
Jésus reprocha aux chefs religieux Juifs leur stricte observation de certains détails de la loi, alors qu'ils en négligeaient l'essentiel. La secte juive de Qumrân était tout aussi pointilleuse qu'eux, sinon plus. Les Phylactères qu'on a retrouvés en témoignent. Pour obéir à l'ordre de Dieu de se souvenir de ses lois, ils se les attachaient littéralement à la main, et au front (Exode 13,9.16). Après avoir reproduit les paroles essentielles de la loi sur de minuscules morceaux de parchemin, ils les mettaient dans de petits étuits qu'ils attachaient à leur bras gauche et sur leur front pendant la prière. Un des phylactères de Qumrân mesurent 20 x 13 mm, et le parchemin qu'il contient 40 x 27 mm. Deutéronome 5,22-6,9 y est inscrit en 26 lignes. Jésus accusa les pharisiens et les scribes de vouloir se faire remarquer en portant leur phylactères (Matthieu 23,5).
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