Soyez prudents ce Noël
Soyez prudents ce Noël
par le pasteur Chuck Swindoll
Texte traduit de l'anglais par Pascal Cusson, en 2024
Le Dr Seuss ne pensait pas à moi lorsqu’il a écrit Comment le Grinch a volé Noël. Charles Dickens ne m’aurait pas demandé de jouer le rôle de Scrooge dans son histoire. Malgré ce que vous pourrez lire plus tard… souvenez-vous-en ! Je ne suis pas contre Noël, et je ne brandis pas non plus l’autocollant galvaudé « Remettez le Christ dans Noël ». Notre famille a un arbre chaque année. Nous échangeons des cadeaux, jouons de la musique de Noël, chantons des chants de Noël, profitons des festivités et souhaitons même à quelques personnes « Joyeux Noël ». Croyez-moi, je n’ai rien à redire sur la période de Noël, à moins qu’il ne s’agisse de la dinde.
Mais vous devrez admettre que cette période n’est pas sans problèmes et tentations uniques. Notre beau pays d’abondance dérive dangereusement vers la folie trois ou quatre semaines par an, et c’est de ce problème que je voudrais vous parler. Selon le Bureau du recensement des États-Unis, au cours des dernières années :
▪Les Américains ont dépensé 30,5 milliards de dollars dans les magasins de détail pendant la période de Noël.
▪Les Américains ont dépensé 39 milliards de dollars en cadeaux de Noël sur Internet.
▪Plus de 493 millions de dollars ont été dépensés pour les arbres de Noël.
▪Les États-Unis ont importé de Chine des décorations pour arbres de Noël d’une valeur de près de 594 millions de dollars.
▪Au total, des poupées, des jouets et des jeux d’une valeur de 3,4 milliards de dollars ont été expédiés des fabricants aux détaillants.
▪Vingt milliards de pièces de courrier ont transité par le service postal américain entre Thanksgiving et Noël.
▪Certains sont allés jusqu’à associer de manière permanente leurs villes et villages à Noël, avec des noms tels que Pôle Nord, en Alaska ; Père Noël, en Indiana ; et si vous aimez les rennes, il y a le village de Rudolph, dans le Wisconsin, et la ville de Dasher, en Géorgie.¹
Ce sont les faits. Ils ont été documentés.
Avec toute cette agitation de Noël, il y a un « attrait cosmique » qui attire beaucoup de gens comme un aimant. Les émotions, imprévisibles et indisciplinées, commencent à se déchaîner. La nostalgie mêlée à onze mois de culpabilité peut inciter à des achats illogiques et extravagants. La pression du quartier peut faire que des milliers de lumières s’allument dans les maisons. La publicité télévisée, les comptes bancaires de Noël et les « livres de vœux » spéciaux ne font qu’accroître l’attraction de l’aimant qui se termine inévitablement par le bruit de la caisse enregistreuse ou le claquement creux de la carte de crédit.
Je vous le rappelle… Je ne suis pas contre l’idée fondamentale de Noël ou la beauté du paysage. Je plaide pour le bon sens et l’équilibre, c’est tout. Nous, chrétiens, devons être attentifs aux dangers… puis réfléchir à une stratégie qui nous permette de combattre chacun d’eux. Je n’en mentionnerai que quatre.
1. Le danger doctrinal… remplacer l’éternel par le temporel.
Quelques passages de l’Écriture nous donnent ici des conseils utiles : « Ne vous conformez pas au siècle présent… transformez-vous » (Romains 12:2 NIV) ! « Recherchez les choses d’en haut, où est Christ… Affectionnez-vous à celles d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre » (Colossiens 3:1–2).
Il est important que nous nous rappelions exactement ce que nous célébrons. Il s’agit de l’arrivée de notre Sauveur, pas de celle du Père Noël. L’importance d’offrir des cadeaux doit être directement liée au don de Dieu de son Fils, et nos enfants ont besoin de ce rappel année après année.
2. Danger personnel… impressionner mais pas transmettre.
Nous représentons le Roi. Nous sommes ses ambassadeurs choisis, faisant son travail « en toute occasion et hors de propos » (2 Timothée 4:2). Alors représentons-Le cette saison ! Les gens sont très ouverts à l’Évangile ces jours-ci. Oubliez l’idée d’impressionner les autres par vos achats. Passez plus de temps à transmettre ce que vous possédez déjà.
3. Danger économique… dépenser plus que ce que vous avez.
Avant chaque achat, réfléchissez. Posez-vous des questions directes et pénétrantes : « Est-ce que cela correspond à mon budget ? » « Est-ce approprié ? » « Est-ce que cela dit vraiment ce que je veux dire ? » Les cadeaux que vous faites sont souvent beaucoup plus appréciés et beaucoup moins chers que ceux que vous achetez. Pour tirer le meilleur parti de votre argent, il faut généralement planifier à l’avance. Une règle de sécurité à suivre est la suivante : si vous n’avez pas d’argent, n’achetez pas. Par exemple, ma femme et moi avons décidé il y a des années que les cartes de Noël devaient disparaître. Ne vous offensez pas, maintenant. C’est juste une illustration de ce que Dieu nous a dit. Nous avons découvert que de couper dans le budjet des cartes de Noël nous faisait économiser beaucoup d’argent et beaucoup de temps.
4. Danger psychologique… se préparer à la déception.
L’une des manœuvres les plus efficaces du système mondial est de créer un faux sentiment d’excitation. Le chrétien peut très facilement « planer » à l’approche de Noël. L’après-Noël peut être une expérience dangereuse et déprimante. Gardez-vous en bonne santé. Gardez une main ferme sur les commandes de votre esprit et de vos émotions. Ne vous laissez pas tromper. Profitez du 25… mais pas au détriment du 26. Si vous restez occupé avec la Personne, vous aurez rarement à lutter contre la peste. Faites d’Hébreux 12:3 votre objectif : « Considérez-Le » ; pensez simplement à Lui.
Profitez des vacances maintenant. Passez un merveilleux moment à Noël… et au Nouvel An. Pensez-y, cela pourrait être notre dernier, alors faisons de notre mieux.
Commentaires
Enregistrer un commentaire