OÙ EST-IL?
OÙ EST-IL?
Où est-il le Roi qui vient de naître? Où est-il le Sauveur de l'humanité? Où est mon Sauveur?
Je ne pense pas qu'il y ait dans l'année une époque où les enfants posent autant de questions qu'à Noël: Combien de jours encore? Quand achetons-nous le sapin? Qu'offrirons-nous à maman?... Pour avoir, dans ma vie, souvent eu à répondre à de telles questions, j'ai pensé qu'à mon tour, j'en poserais une.
Nous savons que, de la Genèse à l'Apocalypse, le sujet central de la Bible est Jésus-Christ. Les prophéties de l'Ancien Testament ont été incarnées dans le Nouveau Testament. La promesse devint une personne. J'aimerais à cet égard mettre en parallèle une des premières questions de l'Ancien Testament avec la première question contenue dans le Nouveau Testament.
En Genèse 3.9, Dieu pose une question à Adam -- question qui, je crois, attend une réponse de chacun de nous. "Adam, où es-tu?" où en sommes-nous, spirituellement parlant? Notre réponse dépend de celle que nous donnons à la première question posée par les mages et citée dans le Nouveau Testament. Attirés par l'étoile d'Orient, ils avaient été guidés jusqu'à Jérusalem. Une seule question était sur leurs lèvres: "Où est-il?"
"Où est le roi des Juifs qui vient de naître?"
(Matthieu 2.2). Ils n'ont pas simplement cherché un nouveau-né, mais un roi. C'était l'esprit de ceux qui avaient prophétisé sa venue: "Et toi, Bethléhem, du pays de Judée; car c'est de toi que viendra un chef qui conduira mon peuple, Israël" (Matt. 2.6).
Par-delà toute la sentimentalité attachée à Noël, c'est là le message que nous avons besoin d'entendre. Jésus est Roi et finalement, il régnera sans rival. "Car un enfant nous est né, un fils nous est donné. Dieu l'a chargé d'exercer l'autorité"
(Ésaïe 9.5). Les mages étaient certains de sa royauté; mais, en ce qui nous concerne, où est-il? Si nous croyons en un Dieu souverain, nous devrions lui accorder la souveraineté.
Nous lisons en Matthieu 2.11, une importante déclaration au sujet des mages: "Ils entrèrent dans la maison et virent l'enfant avec sa mère, Marie. Ils se mirent à genoux et adorèrent l'enfant. Puis ils ouvrirent leurs bagages et lui offrirent des cadeaux: de l'or, de l'encens et de la myrrhe". Pendant de nombreuses semaines, ils avaient voyagé, avec le but impératif de présenter leurs dons. Mais arrivés en présence de l'enfant, "Ils se mirent à genoux et l'adorèrent". Ils reconnurent qu'il était roi.
Durant la période de Noël, nous entonnons des mélodies telles que "Jour de bonheur... dans cette crèche est le Messie", ou: "Viens chanter ses louanges, il est ton roi". Le terme Seigneur est porteur d'une fantastique signification: Jésus est l'Autorité suprême et n'a point de rival. Apocalypse 19.16 le désigne comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs. C'est un fait objectif, que nous l'acceptions ou non. Cependant, lorsqu'à l'exemple de Thomas, je m'écrie "Mon Seigneur et mon Dieu", cela signifie que toute relation dans ma vie est secondaire par rapport à ma relation avec Lui.
L'enfant de l'inaccessible
Bonne Nouvelle pour tous ceux qui cherchent, même trop, même mal, même à s'en écarteler: Dieu existe, il est tout près de nous, tout prêt à se laisser trouver par ceux qui ont besoin de lui!
Cependant, comme les mages, nous sommes bien loin de Bethléhem. Trouver celui qui doit être le Messie, n'est guère facile. La route peut être longue pour y parvenir. Si encore nous discernions l'étoile. Nombreux sont ceux qui la cherchent, la distinguent, quand d'autres ne veulent plus, surtout plus, l'espérer. Et puis, l'enfant a grandi.
Noël et les mages redisent d'abord que ceux qui cherchent "L'inaccessible étoile", même de très loin, même avec des faux pas, la trouveront, ou seront trouvés par elle. Si δ PARTIAL Roi des Juifs" il y a, tous, même les plus éloignés, peuvent, s'ils le désirent, venir vers lui. Avec lui, "ni Juif, ni Grec"... ni notable, ni berger, ni païen, ni bien-pensant... paix sur la terre aux hommes de bonne volonté, aux hommes que Dieu aime!
Paix! malgré tout! le malheur et la souffrance qui s'étalent sur terre depuis des millénaires n'ont jamais pu empêcher que surgissent partout dans le monde, chaque seconde, des gestes de bonté, de générosité, de pardon. Des signes qui suscitent l'espérance. Malgré tout! les chercheurs de l'étoile sont innombrables.
Ils viennent d'horizons très divers. Il n'est alors pas toujours facile de se comprendre. Il n'y avait pas grand-chose de commun entre les bergers et les mages. Quelqu'un pourtant les unit, qui utilise pour les trouver les grands moyens: une étoile, un choeur d'anges. Rien que ça! C'est que la nouvelle en vaut la peine! Voilà que tout ce que les signes de fraternité, éparpillés dans le monde pouvaient laisser imaginer, est en train de prendre corps. L'espoir diffus se concrétise, s'incarne dans le nouveau-né de Bethléhem. En quelques années, il va grandir en stature, en force et en grâce, jusqu'au jour où il nous prouve qu'il est avec nous, jusqu'à la mort, et la mort sur la croix, et qu'il est Dieu avec nous, dans sa résurrection, jusqu'à la fin des temps.
Bonne nouvelle pour les chercheurs de l'inaccessible étoile: elle existe. Et nous pouvons la suivre du coeur et rendre grâces pour tous les signes qui nous en apparaissent, d'où qu'ils viennent. Et encore pour tous ces hommes et femmes, connus ou non, qui sans l'avoir trouvée encore, la cherchent, "Même trop, même mal, même à s'en écarteler". Jésus-Christ l'affirme: "Qui cherche trouve".
Les mages venaient de très loin. Ils se sont quelque peu égarés en route. Ils sont arrivés un peu tard. Mais pas trop tard pour découvrir l'enfant et l'adorer. Pas trop tard pour se découvrir aimés de Dieu, et conduits par lui du départ à l'arrivée.
AUTEUR: Viviane Gransart
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