NOËL, UNE TOTALE FRAGILITÉ

NOËL, UNE TOTALE FRAGILITÉ
Les pensées de Dieu, décidément, ne sont pas les nôtres. Ses voies n'ont rien de commun avec les procédés humains. Et Ses manières de faire ne ressemblent aucunement à nos façons d'agir.
Du côté des hommes, on ne rêve en effet que de grandeur et d'exploits; d'éclat et de tape à l'œil. Mais Dieu, pour Sa part, prend simplement le contre pied de tout cela et s'applique à surgir où personne ne l'attend, sous une apparence que rien ne laisse présager.
Il deviendra ainsi un homme parmi les hommes; ce qui déjà n'est pas peu de chose. Et le peuple élu, au sein duquel Il va naître, est tout, sauf une nation phare dans l'empire de César. Jérusalem n'est pas Rome, et, au mieux, la Palestine se présente comme une vague province éloignée et turbulente.
Puis on va de surprise en surprise. Les mages s'enquierrent de Lui dans la capitale, là où Hérode dit "le Grand" a son trône. Erreure désastreuse ! Mais c'est à Bethléhem qu'il fallait Le chercher, dans une bourgade de Judée un peu perdue. Pas dans la demeure du grand rabbin, du sacrificateur de service, ou du chef du coin. Nullement. Mais à l'étable de l'auberge semble-t-il; et encore, dans une mangeoire de laquel le bétail n'était pas tellement distant.
Manifestement, plus obscur et effacé, ne peut s'imaginer. Total dépouillement et totale fragilité. Et c'est bien ainsi, sans pompe ni apparat, que Dieu est venu, qu'Il a vécu, et qu'Il a vaincu.
Or, sous une si frêle apparence, la fidélité de Dieu a bel et bien germée de la terre. Ésaïe l'avait d'ailleurs précisé:  Rejeton jailli d'une terre arride, le Fils du Très-Haut n'aurait ni éclat, ni rien qui retiendrait notre regard. Cependant, rameau sorti du tronc d'Ésaïe, rejeton né de ses racines, c'est sur Lui que reposait l'Esprit de l'Éternel. L'Esprit de sagesse et d'intelligence; l'Esprit de conseil et de force; l'Esprit de connaissance et de crainte de l'Éternel, Lui qui ne jugera point sur l'apparence.
Une faiblesse puissante:  Jésus est né. Noël, c'est donc ce sommet de la faiblesse de Dieu, avant d'être un éclatement de lumière, le chant des anges et la jubilation des bergers. Mais la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes, rappelle Paul, à qui aurait tendance à l'oublier.
Or, cette fragilité de Noël, demeure le signe de la puissance souveraine du Seigneur, et tout à la fois le lot quotidien du chrétien. Ce n'est pas sans raison que Paul explique:  "Considérez frères que parmi vous il n'y a pas beaucoup de puissants ni beaucoup de nobles et pas davantage de riches.". Le disciple de Jésus ne peut échapper à son impuissance personnelle. Il dépend en tout de Son Dieu. Follie, selon les normes de ce temps. Mais, oh bonheur, la follie de Dieu est plus sage que les hommes. C'est donc vrai:  "Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages. Et les faibles pour confondre les fortes.
Sa force dans la précarité:  Aujourd'hui encore, Dieu choisit de se révéler dans la fragilité; la vôtre et la nôtre. Faudrait-il s'en désoler? Sûrement pas! L'heure est à la joie. N'est-ce pas sous des dehors que l'on qualifierait à tort de misérables, que Dieu se rend présent? Son amour ne rayonne que dans l'humilité et Sa vie se communique par les canaux de la fragilité et même par le "scandale de la croix".
--HM

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