ACCO
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(sable réchauffé par le soleil):
Ville située sur un petit promontoire de la côte palestinienne, à un peu plus de 40 km. au S. de Tyr. La ville regarde de l'autre côté de la baie portant son nom, le mont Carmel, qui se dresse au S. à près de 13 km. Elle fut assignée à la tribu d'Aser, qui ne l'occupa pas (Jug. 1.31). Au temps d'Osée, elle se rendit à Salmanassar, roi d'Assyrie (Am. 9.14). Cette nation la molesta pendant le règne d'Osnappar. A près d'un siècle av. J.-C., on l'appela Ptolémaïs, en l'honneur d'un des premiers Ptolémées. Clef de la Galilée, port maritime à l'extrémité des routes commerciales de la Décapole et de l'Arabie, elle gagna en importance politique (1 Mac. 5.15,22,55;10.1; Ant. 13.12.2ss). C'est dans cette ville que Jonathan Maccabée fut perfidement mis à mort (1 Mac. 12.48;
Ant. 13.6.2). Un grand nombre de Juifs trouva un refuge dans ses murs (Guerre 2.18.5), où se développa de bonne heure une communauté chrétienne. Paul y passa une journée avec les frères, lors de son deuxième voyage vers Jérusalem (Act. 21.7). Ptolémaïs devint plus tard le siège d'un épiscopat chrét. Les Arabes lui restituèrent son ancien nom, que les Francs déformèrent en celui d'Acre. En 1191 après J.-C., Philippe-Auguste, roi de France, et Richard Ier, roi d'Angleterre, la conquirent. Dès 1229 elle fut la propriété des Chevaliers de St-Jean; par suite on l'appela souvent St-Jean d'Acre. Jezzar (ou Djezzar) Pacha, la gouverna avec énergie, mais si férocement qu'on le surnomma «le boucher»; il la fortifia beaucoup avant l'année 1799. Cette même année, Napoléon Bonaparte (général français) l'assaillit, fut mis en déroute, et se retira immédiatement de la Syrie. Des marins anglais, débarqués pour secourir Djezzar, contribuèrent grandement à sa victoire. En 1832, St-Jean d'Acre fut arraché au sultan de Turquie par l'un de ses sujets, Ibrahim Pacha fils de Mohammed Ali, gouverneur de l'Égypte. Le 3 novembre 18.0, la flotte anglo-autrichienne la bombarda, et remporta la victoire grâce à l'explosion de la poudrière qui causa la mort de 1 700 à 2 000 soldats égyptiens. La cité fut ensuite rendue au sultan de Turquie. Pendant la première guerre mondiale, le général Allemby s'empara de la ville, en 1917. Voir Oumma.
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