École du dimanche pour les jeunes - AIGUILLON
École du dimanche pour les jeunes - AIGUILLON
L’aiguillon est un bâton ferré dont on se sert pour piquer les bœufs afin de les faire avancer dans la bonne direction choisie par leurs conducteurs, lors des labours ou pour tirer une lourde charge. En hébreu, ce mot est mawl-mawd.
Mais, cet outil n’était pas employé simplement par les fermiers et les bouviers ; il le fut aussi dans deux occasions comme arme de guerre, faute de mieux, puisque les envahisseurs avaient retiré toutes les armes offensives (épées, lances, flèches), aux Israélites. Ceux-ci improvisèrent donc de leur mieux avec les moyens du bord pour chasser leurs oppresseurs hors de leurs frontières. Voici textuellement ces deux faits d’armes particulièrement originaux.
Le premier exemple date du temps des Juges, où un seul homme fit un terrible massacre de ses ennemis avec cet instrument peu usité en pareil cas !
« Le successeur d'Éhoud fut Chamgar, fils d'Anath. Il tua six cents Philistins avec un aiguillon à boeufs et délivra lui aussi le peuple d'Israël. » (Juges 3:31 BFC)
Le second exemple date du temps du roi Saül. Les Philistins ayant confisqué toutes les armes de guerre, le roi et son armée durent se rabattre sur des outils de ferme, comme : des aiguillons à bœuf, des pics, des pioches, des haches, des faucilles, des socs de charrue, et des fourches, afin de pouvoir livrer combat ; mieux vallait ces étranges armes, que pas d’armes du tout !
« Saül s'installa à Guéba de Benjamin avec son fils Jonatan et la troupe qui lui restait, tandis que les Philistins campaient à Mikmas. Un jour, une troupe de choc sortit du camp philistin et se divisa en trois sections. La première section prit la direction d'Ofra, dans le territoire de Choual, la seconde, celle de Beth-Horon, et la troisième, celle de la frontière, par le chemin qui domine la vallée des Hyènes, côté désert. A cette époque, on ne trouvait aucun forgeron dans tout le territoire d'Israël, car les Philistins ne voulaient pas que les Hébreux puissent se fabriquer des épées ou des lances. Chaque Israélite devait se rendre chez un forgeron philistin pour faire aiguiser son soc de charrue, sa pioche, sa hache ou son pic. L'aiguisage d'un soc de charrue, d'une pioche, d'une fourche, d'une hache, ou le redressement d'un aiguillon à bétail coûtait les deux tiers d'une pièce d'argent. Au jour du combat, la troupe de Saül et Jonatan se trouvait donc dépourvue d'épées et de lances. Seuls le roi et son fils en possédaient. » (1 Samuel 13:16-22 BFC)
Le mot aiguillon peut également être employé dans un sens métaphorique. Salomon le fit en son temps pour l’édification de ses contemporains, mais la perle de sagesse citée ci-dessous est valable également pour nous aujourd’hui et pour les générations à venir ! La voici…
« Le Sage s'est efforcé de décrire honnêtement la réalité et de trouver cependant des paroles réconfortantes. Les paroles des hommes expérimentés sont comme des aiguillons qui stimulent l'esprit et comme des attaches qui retiennent l'ensemble des connaissances. Elles sont inspirées par Dieu, qui est le seul guide véritable. » (Ecclésiaste 12:10-11 BFC)
QUESTIONS
1. Qu'est-ce qu'un aiguillon ?
2. À quoi sert-il dans les travaux de la ferme ?
3. Quel est son nom en langue hébraïque ?
4. À quel autre usage que comme instrument de ferme fut-il utilisé, et combien de fois ?
5. Dans vos propres mots, décrivez les deux exemples cités ci-haut où l'aiguillon fut employé pour un autre usage que celui des travaux de la ferme.
6. Que signifie le mot aiguillon dans un sens métaphorique ?
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