ABSOUDRE
ABSOUDRE
1. A.T. (hébr. kâphar). Couvrir, recouvrir, d'où enduire, par exemple de bitume l'arche de Noé (Gen. 6.14).
2. Fig. couvrir, par exemple le visage de quelqu'un = adoucir son humeur (Gen. 32.21), sa colère = l'apaiser
(Pro. 16.24), un malheur = le conjurer (Ésa. 47.11), une alliance = l'annuler (Ésa. 28.18), couvrir le sang, les meurtres commis dans un pays = les venger (Nom. 35.33); se couvrir soi-même de quelque chose = faire quelque chose pour rétablir une bonne relation avec quelqu'un, se réconcilier avec lui (2 Sam. 21.3); d'où?surtout couvrir une faute, un péché = l'absoudre, l'effacer, se dit de Dieu (Deu. 21.8;32.43; Ésa. 6.7;27.9; Jér. 18.23;
Ézé. 16.63; Ps. 65.4; etc); d'où, de la part d'un prêtre, accomplir le rite d'absolution en faveur de celui qui a offert un sacrifice d'expiation (Ex. 28.33 et suivants;30.10 et suivants; Lév. 4.20 et suivants;5.6 et suivants;14.16 et suivants; Nom. 8.12 et suivants;15.25 et suivants; Deu. 21.8;
Ézé. 45.15 et suivants; etc); substantif (hébr. kippourîm) rite d'absolution (Ex. 29.36;30.10; Nom. 5.8;29.11), d'où (hébr. yôm ha-kippourîm = littéralement jour du rite d'absolution) jour du Grand Pardon (Lév. 23.27 et suivants;25.9; cf. Lév. 16.1 et suivants).
Le Jour du Grand Pardon, que la tradition juive appelle souvent le Jour, est entré tardivement, après la réforme d'Esdras probablement (5e siècle av. J.-C.), dans le calendrier des fêtes; il était primitivement un acte de purification qui déchargeait chaque année Israël des impuretés contractées dans la vie courante, souvent par ignorance; il est devenu par la suite une litturgie du pardon des péchés par laquelle Israël confesse son péché et sa foi en Dieu qui pardonne; dans ses prescriptions sur le Grand Pardon, le Lévitique combine de vieilles coutumes locales sur le bouc émissaire (Lév. 16.8-10.20-22.26) et des dispositions rituelles conformes à ses premiers chapitres
(Lév. 1-4); c'était le seul jour de l'année où le Grand Prêtre pénétrait derrière le voile qui fermait, dans le temple, le lieu très saint
(Lév. 16.2; cf. Siracide 50.5).
Le couvercle (hébr. kappôrèt) de l'arche de l'alliance ou propitiatoire (Ex. 25.17 et suivants; Nom. 7.89; 1 Chr. 28.11) tire son nom du fait que le prêtre, lors de la fête du Grand Pardon, le touchait de son doigt trempé dans le sang du taureau et du bouc sacrifiés (Lév. 16.14 et suivants).
3. N.T. (gr. hilaskomai = littéralement se rendre favorable, appaiser; au passif:) être favorable à quelqu'un, avoir pitié de lui, se dit de Dieu dans une prière (Luc 18.13); accomplir le rite d'absolution, se dit de Jésus-Christ comparé au Grand Prêtre de l'ancienne alliance (Héb. 2.17); substitutif (gr. hilasmos) victime expiatoire = Jésus-Christ comparé au taureau ou au bouc sacrifié lors de la fête juive du Grand Pardon
(1 Jn. 2.2;4.10); substitutif (gr. hilastèrion) propitiatoire = couvercle de l'arche de l'alliance (Héb. 9.5), figuré = moyen de propitiation, d'absolution, se dit de Jésus-Christ qui a versé son sang pour les péchés (Rom. 3.25).
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