Théologie 101 - Religions comparées - LA TRANSMISSION DU LIVRE DE MORMON


Théologie 101 - Religions comparées - LA TRANSMISSION DU LIVRE DE MORMON



Le livre de Mormon, tout comme la Bible, est formé de deux parties : une
partie historique et une partie prophétique, sans aucune délimitation. Il
aurait été écrit entre 311 et 385 après Jésus-Christ sur le continent américain.
Mais il ne fut révélé au prophète Joseph Smith par l’ange Moroni que le 21
septembre 1823.

Ce dernier lui indiqua l’endroit où les plaques d’or sur lesquelles il avait écrit
étaient cachées. Le livre contiendrait le témoignage religieux et profane de
beaucoup de prophètes et de peuples ayant vécu sur le continent américain
entre 600 av. J.-C. et 420 ans après J.-C.

L’ange Moroni révéla à Joseph Smith que ces plaques étaient cachées
quelque part sur la colline de Cumorah. Après quatre années de recherches, il
les aurait retrouvées le 22 septembre 1827 sur cette colline près de
Manchester (État de New York), et les aurait traduites en Anglais avec l’aide
de deux amis et surtout grâce à l’Urim et au Thummim qu’ils auraient
retrouvés avec ces plaques. Comme le livre de Mormon, la Bible aussi parle
de l’Urim et du Thummim. En Exode 28:29 et 30 on lit :



« Et Aaron devra porter les noms des fils d’Israël sur le pectoral du
jugement, sur son cœur, quand il entrera dans le Saint, en mémorial
devant Yahvé, constamment. Tu devras mettre dans le pectoral du
jugement l’Urim et le Thummim, et ils devront être sur le cœur d’Aaron
quand il entrera devant Yahvé ; Aaron devra porter les jugements des
fils d’Israël sur son cœur devant Yahvé, constamment. »

On trouve ce commentaire sur Wikipédia :

« Les scientifiques et critiques rejettent les aspects surnaturels du
récit de Joseph Smith et estiment que celui-ci a rédigé le livre lui-
même, seul ou avec l’aide d’associés plus instruits, en se servant
vraisemblablement d’autres ouvrages. Ils rejettent l’Historicité du livre
de Mormon en pointant des éléments du récit considérés comme
anachroniques et l’absence de preuves scientifiques.

« Le livre de Mormon commence avec l’histoire d’un hébreu, Léhi, qui, à
la demande de Dieu, quitte Jérusalem vers 600 avant Jésus-Christ avec
sa famille afin d’échapper à la destruction de la ville. Après avoir
traversé le désert, le petit groupe arrive au bord de la mer sur la
péninsule arabique. Là, les fils de Léhi construisent un bateau qui
permet aux exilés de naviguer jusqu’en Amérique.

« À peine arrivés sur le continent américain, ils se séparent en deux
groupes, l’un suivant Néphi et l’autre Laman, tous deux fils de Léhi. Les
deux groupes forment rapidement deux nations, les Néphites et les
Lamanites, qui entrent en lutte l’une contre l’autre, leur conflit
continuant de manière presque permanente à travers tout l’ouvrage.

« Le livre de Mormon décrit les Néphites comme une civilisation
particulièrement avancée, généralement respectueuse des
commandements de Dieu, tandis que les Lamanites sont présentés
comme peuple plutôt barbare, frappé d’une peau sombre à la suite d’une
malédiction divine.



« Le point culminant du livre de Mormon est l’apparition de Jésus-Christ
en personne parmi la population, peu après sa résurrection. Celui-ci
enseigne les préceptes de l’évangile, à l’image du Nouveau Testament.

Après de nombreuses batailles, les Lamanites parviennent à éliminer la
totalité des Néphites vers 400 après Jésus-Christ, à l’exception d’un
homme, Moroni, fils de Mormon. Moroni cache alors les plaques dans la
colline de Cumorah, aujourd’hui située dans l’état de New-York. »

« Le livre des Mormons parle également d’un autre peuple, les
Jarédites, qui seraient arrivés beaucoup plus tôt, à l’époque de la tour
de Babel et de la confusion des langues. Ce peuple aurait disparu peu
avant la venue des Néphites qui auraient retrouvé des plaques
métalliques contenant leur récit. »

Sous le titre « Approche scientifique », Wikipédia poursuit :

« Le livre de Mormon ne trouve aucun support dans la communauté
scientifique. D’une part, le récit apparaît comme irréconciliable avec les
connaissances archéologiques, génétiques et linguistiques actuelles. »

… « En effet, le livre de Mormon révèle que les Néphites, Lamanites et
Malékites sont originaires de la population de Jérusalem en 600 av. J.-
C. et qu’ils se multiplièrent abondamment en Amérique » (2 Néphi 5:13 ;
Jarom 1:8).

Les généticiens n’ont toutefois trouvé aucun amérindien possédant un
marqueur d’ADN qui établirait un contact précolombien avec les
populations du Moyen-Orient. L’accumulation de données sur le
patrimoine génétique des amérindiens a convaincu certains scientifiques
mormons que les peuples du livre de Mormon ne peuvent avoir existé. »




Histoire biblique maquillée en prophétie



Paradoxalement, ce qui est frappant dans le livre de Mormon, c’est la
justesse des prophéties relatives au Christ. Les prophéties bibliques sont
rarement aussi claires et précises. Le fait de donner des noms aux concernés,
qu’ils soient d’origine hébraïque ou grecque, nous plonge dans la perplexité.



Un écrivain hébraïque du sixième siècle avant Jésus-Christ parlerait de
temple, de synagogue et non d’Eglise ou d’Evangile. Des termes comme,
baptême d’eau et d’esprit, baptême de feu, que Jésus employa pour parler
de sa mort à venir, adorer Dieu au nom du Christ etc., sont propres au
christianisme. Un juif du sixième siècle avant Jésus parlerait plus volontiers
de Messie ou même de son équivalent grec, Christ, et non de Jésus-Christ.
C’est douteux. Certaines prophéties sont époustouflantes. En I Néphi
chapitre 10 verset 7 à 11 on lit, par exemple ceci :

« Et il (mon père prophète) parla aussi d’un prophète qui viendrait avant
le Messie pour préparer le chemin du Seigneur. Oui qu’il irait crier dans
le désert : « Préparez le chemin du Seigneur, et rendez droit ses
sentiers ; car au milieu de vous vient quelqu’un que vous ne connaissez
pas, et il est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier la
courroie de ses souliers… (Propos de Jean-Baptiste en Marc 1 verset 7).

« Et il dit aussi qu’il baptiserait d’eau, oui qu’il baptiserait d’eau le
Messie. Et lorsqu’il aurait baptisé d’eau le Messie, il verrait et
témoignerait avoir baptisé l’Agneau de Dieu qui allait ôter le péché du
monde.

« Et il arriva que lorsqu’il eut dit ces paroles, mon père parla à mes
frères de l’Evangile qui serait prêché parmi les juifs et aussi du fait que
les juifs dégénèreraient dans l’incrédulité. Et qu’ils tueraient le Messie
qui viendrait, et lorsqu’il aurait été tué, il ressusciterait d’entre les
morts, et se manifesterait, par le Saint-Esprit, aux Gentils… »

Lisons encore quelques autres prophéties relatives aux Christ du livre de
Mormon :

« Et l’ange me dit : ‘Vois la formation d’une église, qui est la plus
abominable, par-dessus toutes les autres églises, qui tue les saints de
Dieu, oui, et les torture, et les entrave, et les subjugue sous un joug de
fer, et les réduit en captivité. Et je vis aussi de l’or, et de l’argent, et
des soieries, et de l’écarlate, et du fin lin retors, et toutes sortes de
vêtements précieux ; et je vis beaucoup de prostituées... »

9

Dans le même genre, on lit un peu plus loin au chapitre 14, à partir du verset
11 :

« Et il arriva que je regardai et vis la prostituée de toute la terre, et
elle était assise sur de nombreuses eaux ; et elle avait domination sur
toute la terre, parmi toutes les nations, tribus, langues et peuples.

« Et il arriva que je vis que la colère de Dieu était déversée sur la
grande et abominable Eglise, de sorte qu’il y eut des guerres et des
bruits de guerre parmi toutes les nations et tribus de la terre. Et l’ange
me dit : « Voici l’un des douze apôtres de l’Agneau. Voici il verra et
écrira le reste de ces choses-là ; oui, et aussi beaucoup de choses…

« Et moi, Néphi, j’entendis et je rends témoignage que le nom de
l’apôtre de l’agneau était Jean, selon la parole de l’ange. » I Néphi
chapitre 14:11, 15, 20, 27.

Pour cet ange, la prostituée serait l’église catholique, puisque, selon lui, il
s’agirait d’une grande église. Il est pourtant un peu réducteur d’assimiler la
prostituée à l’église catholique. Sa signification est bien plus étendue que cela
si on comprend bien la Bible.

Nous le verrons lorsque nous aborderons le livre de l’apocalypse. Nous
saurons également pourquoi Dieu a employé cette expression. Pour l’instant,
voyons comment Jean en parle dans les pages bibliques de l’Apocalypse :

« L’un des sept anges qui avaient les sept coupes est venu et a parlé
avec moi, disant : « Viens je te montrerai le jugement de la grande
prostituée qui est assise sur de nombreuses eaux, avec laquelle les rois
de la terre ont commis la fornication…

« Et la femme était revêtue de pourpre et d’écarlate, et parée d’or, de
pierres précieuses et de perles, et elle avait à la main une coupe d’or
pleine de choses immondes et des impuretés de sa fornication. Et sur
son front était écrit un nom, un mystère :

« Babylone la grande, la mère des prostituées et des choses immondes
de la terre ».



… Et il me dit : « Les eaux que tu as vues, là où est assise la prostituée,
représente des peuples, des foules, des nations, et des langues. »

Voyez-vous comment sont écrites les prophéties bibliques ? Vous ne pouvez
rien déceler du premier coup. Si l’ange du livre de Mormon savait ce pour
quoi Dieu qualifia cette femme symbolique de prostituée, il verrait que, non
seulement sa religion en fait partie, mais que cela implique de nombreuses
religions non chrétiennes. Nous y reviendrons.

Les prophéties bibliques sont généralement décryptables, mais elles ne sont
pas aussi directes que celles du livre de Mormon. Comparons une prophétie
de Daniel relative au Christ avec celles du livre de Mormon. En Daniel
chapitre 9 verset 26 on lit :

Cette prophétie nous dit tout simplement que la venue du Messie
précèderait la destruction de Jérusalem (en l’an 70 de notre ère).




Des prophéties trop exactes




Lorsqu’on compare la prophétie de Daniel 9 : 26 avec celles du livre de
Mormon, elle a l’air tout simplement dérisoire. En Néphi Chapitre 25 à
partir du verset 13, se lit ceci :

« Voici, ils le crucifieront, et lorsqu’il aura été déposé dans un sépulcre
pendant trois jours, il se lèvera d’entre les morts, avec la guérison sous
ses ailes…
« Et voici, il arrivera que lorsque le Messie sera ressuscité des morts et
se sera manifesté à son peuple, à tous ceux qui croiront en son nom,
voici, Jérusalem sera de nouveau détruite ; car malheur à ceux qui
luttent contre Dieu et le peuple de son église.

« … Et lorsqu’arrivera le jour où ils (les juifs) croiront au Christ, et
adoreront le Père en son nom, le cœur pur et les mains nettes, et
n’attendront plus un autre Messie, alors à ce moment-là, le jour viendra
où il faudra nécessairement qu’ils croient ces choses-ci.

…Car selon les paroles des prophètes le Messie viendra six cents ans
après le moment où mon père quittera Jérusalem ; et selon les paroles



des prophètes, et aussi la parole de l’ange de Dieu, son nom sera Jésus-
Christ, le Fils de Dieu. »

Pour un homme avisé, ce genre de tromperie ne pourra jamais triompher.
Soyons sérieux ! La prophétie continue au chapitre 31, verset 8 du livre de 2
Néphi du livre de Mormon, en ces termes :

« C’est pourquoi lorsqu’il fut baptisé d’eau, le Saint-Esprit descendit sur
lui sous la forme d’une colombe. »

Un peu plus loin, dans le livre de Mosiah chapitre 3 à partir du verset 8, c’est
écrit :

« Et il sera appelé Jésus-Christ, le fils de Dieu, le Père du ciel et de la
terre, le Créateur de tout depuis le commencement, et sa mère sera
appelée Marie (…) On le considèrera comme un homme, et on dira qu’il a
un démon, et on le flagellera, et on le crucifiera. Et le troisième jour, il
se lèvera d’entre les morts ; et voici, il se tient pour juger le monde. »

Cette soi-disant prophétie ne ressemble pas à celles qu’on rencontre
d’habitude dans la Bible. Ce n’est qu’un résumé de la vie de Jésus telle
qu’elle est décrite dans les évangiles. Ces prophéties seraient extraordinaires
si nous avions la preuve, comme c’en est le cas du livre de Daniel, qu’elles
ont été écrites avant la venue du Messie.

Ce n’est pas le cas du livre de Mormon, apparu miraculeusement en 1827
sous forme de plaques d’or, que seuls quelques proches de Joseph Smith
auraient vues. Ces plaques d’or auraient disparues tout aussi
miraculeusement, malgré le volume qu’elles auraient constitué. (Plus de 600
pages).

Je vous laisse imaginer l‘impact positif qu’auraient eu sur l’humanité ces
plaques écrites dans une langue inconnue. Pour quelle raison les aurait-on
dissimulées ou détruites ? Elles auraient constitué autant de preuves de la
véracité de ce livre. Mais il se pourrait que ces plaques n’aient jamais
existées.

Léhi, soi-disant contemporain du prophète Jérémie, et père des Néphites et
des Lamanites, aurait prophétisé, tout comme Jérémie au sujet de la
destruction de Jérusalem par les babyloniens, et comme lui, il aurait été



persécuté. Néanmoins, si la Bible fait mention de Jérémie et de ses
prophéties, elle ne fait aucune allusion à Léhi.

Joseph Smith aurait reçu de Jean-Baptiste la prêtrise d’Aaron et, par la suite,
celle de Melchisédech de la part de Pierre, Jacques et Jean.




Témoignage de Joseph Smith




On ne peut pas en quelques phrases vous résumer un livre de plusieurs
centaines de pages. On va néanmoins vous lire quelques propos de Joseph
Smith tirés de la brochure « Témoignage de Joseph Smith, le prophète » :

« …Après m’être retiré à l’endroit où je m’étais proposé au préalable de
me rendre, ayant regardé autour de moi, et me voyant seul, je
m’agenouillai et me mis à exprimer à Dieu les désirs de mon cœur.

« A peine avais-je commencé que je fus saisi par une puissance qui me
domina entièrement et qui eut sur moi une influence si étonnante que ma
langue fut liée, de sorte que je ne pouvais pas parler. Des ténèbres
épaisses m’environnèrent, et il me sembla un moment que j’étais
condamné à une destruction soudaine ».

« Mais comme je luttais de toutes mes forces pour implorer Dieu de me
délivrer de la puissance de cet ennemi qui m’avait saisi ; et au moment
même où j’étais prêt à sombrer dans le désespoir et à m’abandonner à la
destruction - non à un anéantissement imaginaire, mais à la puissance
d’un être réel du monde invisible, qui possédait une puissance étonnante
comme je n’en avais encore senti de pareille en aucun être, – juste à cet
instant de grande alarme, je vis, exactement au-dessus de ma tête, une
colonne de lumière, plus brillante que le Soleil, descendre peu à peu
jusqu’à tomber sur moi. »

À peine était-elle apparue que je me sentis délivré de l’ennemi qui
m’enserrait. Quand la lumière se posa sur moi, je vis deux personnes
dont l’éclat et la gloire défient toute description, et qui se tenaient au-
dessus de moi dans les airs. L’un d’eux me parla, m’appelant par mon nom,
et me dit, en me montrant l’autre : « celui-ci est mon fils bien aimé.
Écoute-le »

« Quand je reviens à moi, j’étais couché sur le dos, regardant le ciel.
Lorsque la lumière eut disparu, je demeurai sans force ; mais je ne
tardai pas à récupérer dans une certaine mesure et rentrai chez moi. »



Le soir du vingt et un septembre précité, après m’être mis au lit pour la
nuit, je commençai à prier et à supplier le Dieu tout puissant de me
pardonner tous mes péchés et toutes mes sottises et aussi de
m’accorder une manifestation pour que je connusse mon état et ma
situation vis-à-vis de lui ; car j’avais la pleine assurance d’obtenir une
manifestation divine comme j’en avais eu une précédemment.

Tandis que j’étais ainsi occupé à invoquer Dieu, je m’aperçus qu’une
lumière apparaissait dans ma chambre ; elle s’accrut jusqu'à ce que la
chambre fût plus claire qu’à l’heure de midi, et, tout à coup, un
personnage parut à mon chevet ; il se tenait dans les airs, car ses pieds
ne touchaient pas le sol.

Il était vêtu d’une tunique ample de la plus exquise blancheur, d’une
blancheur qui surpassait tout ce que j’avais vu de terrestre, et je ne
crois pas que quelqu'un chose de terrestre puisse être rendu aussi
extraordinairement blanc et brillant. Il avait les mains nues, les bras
aussi, un peu au-dessus des poignets ; il avait également les pieds nus et
les jambes aussi, un peu au-dessus des chevilles. La tête et le cou
étaient nus également.

J’ai pu découvrir qu’il n’avait d’autre vêtement que cette tunique, celle-
ci étant ouverte, de sorte que je pouvais voir sa poitrine. Non seulement
sa tunique était extrêmement blanche, mais toute sa personne était
glorieuse au-delà de toute description et son visage était véritablement
comme l’éclair. La chambre était extraordinairement claire, mais pas
aussi brillante que dans les voisinages immédiats de sa personne.

D’abord je fus effrayé de le voir, mais la crainte me quitta bientôt. Il
m’appela par mon nom et me dit qu’il était un messager envoyé de la
présence Dieu vers moi et que son nom était Moroni ; que Dieu avait une
œuvre à me faire accomplir, et que mon nom serait connu en bien et en
mal parmi toutes ces nations, familles et langues ou qu’on en dirait du
bien et du mal parmi tous les peuples.

Il dit qu’il existait, déposé en lieu sûr, un livre écrit sur des plaques
d’or, donnant l’histoire des anciens habitants de ce continent et de la



source dont ils étaient issus. Il dit aussi qu’il contenait la plénitude de
l’Evangile éternel, telle qu’elle avait été donnée par le Sauveur à ces
anciens habitants.

En outre, que deux pierres contenus dans des arcs d’argent – et ces
pierres, fixées à un pectoral, constituaient ce qu’on appelle l’Urim et le
Thummim – étaient déposés avec ces plaques ; que la possession et
l’utilisation de ces pierres étaient ce qui faisait les « voyants » dans les
temps anciens ou passés ; et que Dieu les avait préparées en vue de la
traduction du livre...

« Il me dit encore que lorsque j’aurais reçu les plaques dont il avait
parlé – car le temps où je les obtiendrais n’était pas encore accompli –
je ne devrais les montrer à personne, pas plus que le pectoral avec
l’Urim et le Thummim, sauf à ceux à qui il me serait commandé de les
montrer ; si je désobéissais, je serais détruit.»

« Après ces communications, je vis la lumière qui remplissait la chambre
commencer à se rassembler immédiatement autour de la personne de
celui qui m’avait parlé et elle continua à se rapprocher de lui jusqu'à ce
que la chambre fût à nouveau laissée dans l’obscurité, sauf juste autour
de lui. Et tout à coup je vis comme un passage ouvert directement dans
le ciel, il y monta jusqu'à disparaître entièrement, et la chambre fut de
nouveau comme elle était avant que cette lumière céleste eût fait son
apparition.

Je méditais dans mon lit sur la singularité de cette scène, très étonné
de ce que m’avait dit cet extraordinaire messager, quand, au milieu de
ma méditation, je m’aperçus soudain que ma chambre recommençait à
s’éclairer et, en un instant, pour ainsi dire, le même messager céleste
fut de nouveau à mon chevet.

Il se mit à me raconter exactement les mêmes choses que lors de sa
première visite, sans la moindre variation ; cela fait, il m’annonça que de
grands jugements venaient sur la terre, avec de grandes désolations par
la famine, l’épée et la peste ; et que ces jugements pénibles



s’abattraient sur la terre dans cette génération. Après avoir dit ces
chose, il remonta comme auparavant.

« Tout près du village de Manchester, dans le comté d’Ontario (New
York), se trouve une colline de dimensions considérables, la plus élevée
de toutes celles du voisinage. Sur le côté ouest de cette colline, non loin
du sommet, sous une pierre de grande dimension, se trouvaient des
plaques, déposées dans une boîte de pierre... »

« Ayant enlevé la terre je me procurai un levier que je glissai sur le
bord de la pierre et, d’un petit effort, je la soulevai, je regardai à
l’intérieur et j’y vis, en effet, les plaques, l’Urim et le Thummim, et le
pectoral, comme le messager l’avait déclaré...»

En avril 1829 Olivier Cowdery et Joseph Smith auraient commencé à
traduire les plaques :

«...Nous poursuivions encore le travail de traduction lorsque, le mois
suivant (mai 1829), nous nous rendîmes un certain jour dans les bois
pour prier et interroger le Seigneur au sujet du baptême pour la
rémission des péchés que nous trouvions mentionné dans la traduction
des plaques.

Tandis que nous étions ainsi occupés à prier et à invoquer le Seigneur,
un messager céleste descendit dans une nuée de lumière et, ayant posé
les mains sur nous, il nous ordonna, disant : « A vous mes compagnons de
service, au nom du Messie, je confère la prêtrise d’Aaron, qui détient
les clefs du ministère d’anges, de l’Evangile de repentir et du baptême
par immersion pour la rémission des péchés. Et cela ne nous sera plus
jamais enlevé de la terre, jusqu'à ce que les fils de Lévi fassent de
nouveau une offrande au Seigneur selon la justice ».

«...Le messager qui nous rendit visite à cette occasion et qui nous
conféra cette prêtrise dit qu’il se nommait Jean, celui-là même qui est
appelé Jean-Baptiste dans le nouveau Testament, qu’il agissait sous la
direction de Pierre, Jacques et Jean, lesquels détenaient les clefs de la
prêtrise de Melchisédek, prêtrise qui, dit-il, nous serait conférée en



temps voulu, et que je serais appelé le premier ancien de l’Eglise, et lui,
(Olivier Cowdery) le second. »




Similitude avec la transmission du Coran





Il y a certaines similitudes entre la manière dont le livre des Mormons a vu le
jour et la révélation du Coran. Les initiateurs des deux livres furent déclarés
prophètes par la volonté de Dieu. Quant à Mahomet, il était seul lors de
cette apparition. S’il ne pouvait avoir de complice, il ne pouvait non plus
prouver la véracité de ce qu’il racontait. Pour le reste, toutes les sourates
qu’il aurait reçues seraient parvenues directement à ses oreilles via l’ange
Gabriel.

Dans les deux cas, Dieu se serait servi d’un ange comme intermédiaire
pendant qu’ils méditaient, pour leur faire savoir qu’ils étaient prophètes et
qu’il n’existe aucune autre vraie religion sur terre, à part celle qu’ils allaient
fonder. Les deux croyaient frôler la mort : Joseph Smith, sous la pression
d’un esprit maléfiques, et Mahomet sous celle de l’Ange Gabriel. (Sourate
96:1- 3).

Un autre point commun, c’est que leur livre, selon les deux anges, devrait
confirmer la Bible. Vous remarquerez que les anges désignèrent deux
religions différentes, l’islam et la religion Mormone, comme étant la seule
vraie religion. Le moins que l’on puisse dire, c’est que leurs affirmations ne
peuvent pas toutes deux être véridiques.

Pourtant dans les deux camps les adeptes sont profondément convaincus
d’être sur l’unique voie menant au salut. L’islam, affirme que Mahomet, était
le dernier prophète, le livre de Mormon utilise le même langage en ce qui
concerne son prophète. Lequel a dit la vérité ? C’est la confusion.

J’en ai conclu, probablement comme vous tous, qu’un soi-disant ange peut
déclarer corroborer la Bible, encourager les gens à faire le bien et néanmoins
mentir aux humains. À moins que ces histoires soient inventées de toutes
pièces par leurs auteurs, ou par l’un d’entre eux. Cet exemple montre
combien il faut être vigilant. Nous n’avons que notre logique pour essayer
de découvrir où se situe l’erreur, mais déjà cela nous inquiète.

Le livre de Mormon relate que pour punir un peuple d’Amérique
précolombienne, Dieu aurait changé la couleur de leur peau en noir. Cette
histoire fut responsable pendant des décennies de l’ostracisme à l’égard des
gens de couleur chez les Mormons. On ne trouve nulle part dans la Bible et



dans le Coran ce genre de punition. Dieu lui-même a créé toutes les races.
Une telle sanction équivaudrait à reconnaître la supériorité d’une couleur sur
une autre. Dieu n’agit pas avec autant de légèreté.

Chez les Mormons, les noirs, par exemple, ne pouvaient être admis comme
« prêtres ». Cette interdiction ne fut levée que le 9 juin 1978 à partir d’une
soi-disant révélation de Dieu. Je me demande, en effet, si cette interdiction
n’était pas le reflet de la discrimination raciale qui sévissait aux Etats-Unis à
une époque où le racisme était considéré comme normal, voire justifié.

L’auteur voulait peut-être se mettre au diapason avec la société dans laquelle
il vivait. Peut-on croire sans raison apparente à une volte-face du Créateur ?
Les noirs d’Amériques originaires d’Afrique, devaient-ils pâtir de cette
sanction ? La Bible déclare que : « Dieu n’est pas partial, mais qu’en toute
nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable. » Actes
10:35.

Le racisme ne transparait pas non plus dans le Coran. (Nous ne parlons pas
des hadiths) La supériorité religieuse qu’enseigne l’islam ne peut pas être
assimilée à du racisme, car la race n’entre pas en ligne de compte. On peut
néanmoins considérer la vision islamique comme une déconsidération
extrême de ceux qui ne partage pas la même foi. Cela s’apparente, il faut le
dire, à la vision des nazis, où la vie de l’autre avait peu de valeur.





Des erreures historiques dans les prophéties




Dans une prophétie touchant Jésus, le livre de Mormon (Alma 7:10) déclare
que le Christ devrait naître à Jérusalem : « Et voici, il naîtra de Marie à
Jérusalem, qui est le pays de nos ancêtres… »

Or, le récit biblique déclare que Jésus naquit à Bethlehem en Judée (Mathieu
2:1), comme cela a été prophétisé en Michée 5 verset 2. Hélaman 14:27
prophétise dans le livre de Mormon sur la mort du Christ en ces termes :

« Et il m’a dit que ces choses arriveraient pendant que le tonnerre et
les éclairs et la tempête dureraient et que des ténèbres couvriraient la
surface de toute la terre pendant trois jours. »

Cependant la Bible fait ce récit de la mort de Jésus : « Depuis la sixième
heure jusqu’à la neuvième heure il y eut des ténèbres sur toute la
terre. » Mathieu 27:45. Evidemment, trois jours n’est pas trois heures.




Des modifications tardives de textes




Les critiques dénoncent 3915 changements apportés à l’édition originale de
1930, et avancent que si le livre des Mormons avait effectivement été traduit
par la volonté divine, celui-ci ne devrait pas être modifié. Par exemple, dans
l’original, en 2 Néphi 30:6 on pouvait lire :

« Et il ne passera pas beaucoup de générations qu’ils (les Lamanites) ne
deviennent un peuple blanc et agréable. Dans les nouvelles éditions
le « blanc et agréable » a été remplacé par « pur et agréable ».

Si du temps de Joseph Smith ces propos étaient acceptés, aujourd’hui ils nous
choquent. Car ils suggèrent que le fait d’être noir est une malédiction, une
impureté, au lieu d’être une volonté délibérée du Créateur de donner
naissance à une plus grande variété de couleurs intermédiaires et un
enrichissement génétique de l’humanité.

2 Néphi, chapitre 29, verset 3 et 6, traduit la peur de son auteur que le livre
qu’il est en train d’écrire ne soit pas accepté. On y lit :

« Et comme mes paroles siffleront, beaucoup de Gentils diront ‘Une
Bible ! Une Bible ! Nous avons une Bible, et il ne peut y avoir davantage
de Bible…’
« Insensé, qui dira : « Une Bible, nous avons une Bible, et nous n’avons
pas besoin davantage de bible. Avez-vous obtenu une Bible autrement
que par les juifs ? »

L’auteur s’exprime comme s’il était un non-juif connaissant l’existence de la
Bible. Rappelons que cette prophétie aurait été écrite six cent ans avant
Jésus-Christ, où seuls quelques juifs privilégiés pouvaient se procurer
quelques manuscrits. Parler de « Bible » n’était pas encore à l’ordre du jour.
On utilisait de préférence des termes comme rouleaux ou manuscrits, ou
même livre.

C’est comme si Néphi se mettait tout-à-coup à parler du Coran, de
Mahomet, de mosquées et des musulmans. Il est vrai que prophétiser, c’est
prédire des événements qui n’ont pas encore lieu. Dans ce cas il faut que la
prophétie soit bien antérieure aux événements annoncés. Ce qui n’est pas le
cas du livre de Mormon et des récits bibliques repris dans le Coran. Bien
qu’ils reconnaissent la Bible comme un livre sacré et véridique, les mormons



la placent au second rang. Dans la préface du livre de Mormon on peut lire
ceci :

« À propos de ces annales, Joseph Smith, le prophète a dit : ’ Je dis aux
frères que le livre de Mormon était le plus correct de tous les livres de
la terre et la clef de voûte de notre religion. Et qu’un homme se
rapprocherait davantage de Dieu en en suivant les préceptes que par
n’importe quel autre livre.’ »

Le Coran affirme la même chose. Où est la vérité ?
 

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