Théologie 101 - Sotériologie - Le salut par la foi #4 sur 4 - DEUX SORTES DE COMMANDEMENTS
Théologie 101 - Sotériologie - Le salut par la foi #4 sur 4 - DEUX SORTES DE COMMANDEMENTS
PARBarry BAGGOTT
Texte traduit de l'anglais par Pascal Cusson
Remarquons qu’il y a au moins deux sortes de commandements de Dieu. Il y en a ce que l’on appelle parfois des commandements moraux. Ils se rapportent à ce qui est juste par la nature des choses, ce qui est toujours juste, ce qu’il faut faire parce que la justice elle-même le demande. Les commandements de ne pas mentir, de ne pas dérober, de ne pas commettre le meurtre, de respecter son père et sa mère et d’adorer Dieu seul sont des commandements moraux. Même si nous n’arrivons pas toujours à vivre selon ces principes, nous savons en nous-mêmes que nous avons mal fait quand nous agissons autrement.
Mais il y a aussi une autre sorte de commandement, des choses que l’on doit faire tout simplement parce l’autorité divine les a ordonnées. C’est justement parce que l’on ne voit ni l’utilité ni la nécessité morale ou pratique de la chose ordonnée que l’obéissance à ce genre de commandement est la meilleure preuve de notre foi, de notre confiance en sa sagesse, et de notre soumission à l’égard de son autorité.
Nous voyons ce genre de commandement tout au long de la Bible. Lorsque Dieu dit à Abraham de quitter sa patrie pour aller dans un pays que Dieu lui montrerait, ce n’était pas un commandement moral. Mais en y obéissant, Abraham a démontré sa foi. Quand Dieu lui dit plus tard de sacrifier son fils Isaac sur un autel, ce n’était pas un commandement moral – au contraire, le commandement semblait être en violation de la justice. Y obéir exigeait une confiance totale à Dieu. Lorsque Dieu dit aux Israélites de sacrifier un agneau et d’en mettre le sang sur la porte de leurs maisons en Égypte pour que leurs premiers-nés ne soient pas frappés de mort comme ceux des Égyptiens, ce n’était pas un commandement moral. Dieu aurait pu demander autre chose pour que les Israélites identifient leurs maisons. Il aurait pu accepter n’importe quel sang au lieu de préciser le sang d’un agneau sans défaut. Dieu avait certainement ses raisons pour ce qu’il a ordonné, mais il n’a pas choisi de révéler ces raisons aux Israélites. Le commandement à Adam et Ève de ne pas manger d’un certain arbre, le commandement à Josué de faire le tour de la ville de Jéricho pendant sept jours, le commandement à Naaman de se laver sept fois dans le Jourdain – dans tous ces cas et bien d’autres, il fallait obéir tout simplement par respect pour l’autorité de Dieu.
Le baptême est sans doute un commandement du même genre. C’est ainsi que nous démontrons notre foi, notre amour, notre confiance et notre soumission envers Dieu quand nous nous faisons baptiser conformément à la parole de Christ. Le Seigneur aurait pu établir une condition différente à remplir. Mais il a bien ordonné le baptême.
La Bible fait-elle réellement du baptême une condition du salut ?
D’après l’Évangile de Marc, Jésus lui-même associe foi et baptême comme conditions du salut lorsqu’il confie à ses disciples la mission d’évangéliser le monde. Il dit : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné » (Mc. 16.16). Pour être condamné, il suffit de ne pas croire. Par contre, pour être sauvé, vous devez, selon Jésus, non seulement croire, mais être baptisé aussi.
Si nous comprenons ceci, nous ne serons point étonnés de constater que tout au long du livre des Actes ceux qui avaient vraiment cru à l’évangile sont passés directement au baptême. Le jour de la Pentecôte, Pierre a prêché la bonne nouvelle de Jésus. À ceux qui ont indiqué leur foi en demandant ce qu’ils devaient faire, Pierre dit : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés » (Actes 2.38). Le verset 41 dit que « ceux qui acceptèrent sa parole (c’est-à-dire qui crurent) furent baptisés ; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes ». Au chapitre 8 l’évangéliste Philippe apporta l’évangile au peuple de la Samarie, y compris au magicien du nom de Simon. Les versets 12 et 13 disent : « Quand ils eurent cru à Philippe, qui leur annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu et du nom de Jésus-Christ, hommes et femmes se firent baptiser. Simon lui-même crut, et, après avoir été baptisé, il ne quittait plus Philippe… » Plus tard, Philippe, envoyé à la rencontre d’un homme éthiopien, lui prêcha Jésus. « Comme ils continuèrent leur chemin, ils rencontrèrent de l’eau. Et l’eunuque dit : Voici de l’eau ; qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? Philippe dit : Si tu crois de tout ton cœur, cela est possible… Il fit arrêter le char ; Philippe et l’eunuque descendirent tous deux dans l’eau, et Philippe baptisa l’eunuque » (Actes 8.36-38). Le geôlier de Philippes à qui Paul et Barnabas avaient dit de croire au Seigneur, « à cette heure même de la nuit… aussitôt… fut baptisé, lui et tous les siens » (Actes 16.33). Actes 18.8 dit que lorsque Paul prêcha à Corinthe, « plusieurs Corinthiens, qui avaient entendu Paul, crurent aussi, et furent baptisés ». Pourquoi dans chacun de ces exemples de conversion ceux qui croient à la parole sont-ils baptisés du même coup ? La réponse évidente se voit dans les paroles qu’Ananias adressa à Saul de Tarse, qui avait cru en Jésus après l’avoir rencontré sur la route de Damas. Il lui dit : « Lève-toi, sois baptisé et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur » (Actes 22.16).
Dire que le baptême est nécessaire au salut n’est pas nier le salut par la foi. Dans la Bible, le baptême n’est jamais mis en opposition à la vraie foi en Jésus-Christ. Le baptême n’est pas contre la foi ; il signifie la foi. C’est un acte qui est motivé par la foi, qui exprime la foi, et qui rend la foi efficace pour nous sauver.
UN MOT N’A PAS TOUJOURS LE MÊME SENS
Un mot doit être compris dans son contexte. Parfois le mot « amour » se réfère à une attitude de bonne volonté envers les autres, une disposition distincte des choses que nous faisons. « Quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres… et que je n’ai pas l’amour, cela ne me sert de rien » (1 Cor. 13.3). Ailleurs, le mot « amour » comporte l’obéissance qu’il produit : « L’amour de Dieu consiste à garder ses commandements » (1 Jn. 5.3) ; « Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité » (1 Jn. 3.18).
Deux mots clés dans la discussion du salut sont « foi » et « œuvres ». La foi peut se référer à la conviction intellectuelle, quelque chose qui existe dans le cœur, qui est distincte de son expression extérieure : « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur… » (Rom. 10.9; Jn. 12.42). Mais ailleurs, la foi se réfère à la confiance au Seigneur qui s’exprime dans l’action (l’amour et l’obéissance) (Gal. 5.6; Actes 16.31). Les « œuvres » sont, encore selon le contexte, tantôt des œuvres ordonnées par la loi de Moïse (Rom. 3.20; Gal. 2.16; 3.10) et qui ne sauvent pas, tantôt des actes d’obéissance par lesquelles notre foi doit s’exprimer pour être qualifiée de vivante (Jacques 2.14-26) et qui sont nécessaires pour que nous soyons sauvés.
Commentaires
Enregistrer un commentaire