Théologie 101 - Religions comparées - Le Coran
Théologie 101 - Religions comparées - Le Coran
Le Coran est le seul livre qui prétende avoir été dicté du début à la fin par
Dieu Lui-même, qui se serait servi de l’ange Gabriel, en employant un arabe
parfait inventé pour la circonstance. Or nous savons que les scribes de
Mahomet ne parlaient pas un arabe parfait et l’écriture arabe était
rudimentaire. Par ailleurs, Mahomet ne maîtrisait pas la grammaire pour
pouvoir juger de la perfection d’une langue. Si ce n’est pas Mahomet, qui a
écrit ces paroles ? Car Dieu ne peut mentir. Certains parlaient l’arabe, certes,
mais on écrivait en araméen et en copte.
Des défenseurs du Coran vous diront qu’il ne peut pas contenir des d’erreurs
grammaticales, puisque la grammaire et les ponctuations ont été introduites
plus tard par des hommes. D’accord ; mais ce n’est pas l’originalité d’une
chose qui détermine sa perfection. Le fait d’y apporter des améliorations
indispensables et profondes contredit cette perfection.
Le Coran original ne comportait pas de paragraphe, pas de ponctuation. Il
était difficile de savoir où commence une phrase et où elle finit. Voilà
pourquoi selon le découpage on obtient un nombre différent de versets pour
l’ensemble du Coran. Certains livres comportent 6236 versets, d’autres un
peu moins. Selon l’édition du Caire, du Maroc, du Soudan, etc., le nombre
de versets change. Vingt-trois des vingt-huit lettres qui composaient l’arabe
étaient équivoques. Les premiers scribes manquaient de symboles pour
exprimer la phonétique.
Comme il n’y avait pas de voyelles et que la variété des consonnes était
pauvre, un mot pouvait revêtir jusqu’à quinze sens différents. Voilà
pourquoi il est difficile de prendre les défenseurs du Coran à défaut.
Lorsqu’ils sont acculés, ils choisissent alors la signification qui leur est
favorable, prétendant que tel terme veut aussi dire ceci, ou cela.
Pourquoi Allah n’avait-il pas dicté les sourates mot pour mot aux scribes de
Mahomet dans un arabe clair et parfait, comme il est écrit dans le Coran,
avec ses règles grammaticales, ses ponctuations, et ses signes diacritiques ?
Dieu manquait-Il d’imagination au point de laisser ces initiatives aux humains
? Malgré tout le Coran est bourré de fautes.
Il existe encore dans certaines villes, comme le Caire, ou la Mecque, des
exemplaires très anciens du Coran. Ils sont presqu’impossibles à lire, car ils
ont été rédigés dans une écriture rudimentaire, ou graphie défective, sans
voyelle et sans ponctuation. L’alphabet n’était pas très développé. Pour
prendre un exemple, c’est comme s’il y avait le même caractère pour
prononcer le m, le n et le v.
L’écriture du Coran aurait commencé sous Abou Bakr, le premier calife.
Omar lui aurait conseillé de mettre par écrit le message de Mahomet, car un
grand nombre de ceux qui mémorisaient le livre, dit-il, mouraient à la
guerre. C’est ce que dit Al-Boukhâri. Mais comment quelqu’un pouvait-il
mémoriser en entier un livre qui n’existait pas encore ? Ce sont des mythes.
Les gens pouvaient tout au plus se rappeler dans leurs propres termes d’un
enseignement qu’ils avaient entendu des décennies avant, lorsqu’ils étaient
présents.
Abou Bakr dut recueillir le peu d’éléments écrits qu’il pouvait trouver et des
récits oraux légèrement transformés des survivants. Malgré tout, une
sélection a dû être opérée sur la base, dit-on, de la concordance des récits.
Cela restait malgré tout aléatoire. Sous le titre : « Transmission du Coran
d’après l’islam », on peut lire dans Wikipédia :
« Cependant des hadiths authentiques recueillis par Muslim et Baïhaqi,
rapportent que des sourates et versets du Coran furent appris et
récités par des compagnons du prophète, mais n’ont pas été retenus par
la suite. »
Malgré des tris effectués dans tout ce qui leur a été rapporté, des versets ont
fini par se croiser. Voilà pourquoi on trouve des redondances, des phrases
qui se ressemblent, ou qui se répètent un peu partout dans le livre, sans lien
avec les versets environnants.
Les gens ne mémorisaient pas le Coran dans son ensemble et encore moins
dans l’ordre des sourates. Ils ne pouvaient pas toujours être présents lorsque
Mahomet dictait à ses scribes ce qu’ils devaient écrire. Par ailleurs, Abou Bakr
n’était pas le seul à prendre l’initiative d’écrire un livre. Il existait d’autres
versions, comme celles d’Ali, le cousin du prophète, ou celle d’Ibn Massoud.
Voilà pourquoi on parlait des corans.
La version d’Uthman
Le Coran d’Uthman à Tachkent
Avec l’expansion de l’islam, il finissait par y
avoir un problème de prononciation des
textes par des gens dont l’arabe n’était pas la
langue maternelle, dit-on. Mais on sait que le
problème venait des différences entre les
Corans qui circulaient.
Le 3 e calife, Uthman, aurait fait différentes copies du Coran d’Abou Bakr qui
se trouvait chez Hafsa (4 e épouse de Mahomet et fille d’Omar ibn Al-
Khattâb, 2 e calife) et les aurait envoyées dans certaines villes de l’Empire :
Mecque, Bassora, Couffa, Damas. Pourquoi détruire les versions
concurrentes. La version d’Uthman fut très critiquée par ses contemporains,
qui ne retrouvèrent pas des versets qu’ils avaient appris par cœur. Le Coran
est écrit en grande partie par les premiers musulmans eux-mêmes.
L’une des plus anciennes versions que l’on connaisse du soit disant Coran
d’Uthman, en dehors des fragments, est conservée à la bibliothèque de la
mosquée de Tachkent (Ouzbékistan). Elle est incomplète. Elle commence
seulement au verset 7 de la 2 e sourate, et se termine au 10 e verset de la 43 e
sourate. Wikipédia fait ce commentaire :
« Par conséquent, on ne sait pas si le coran d’Uthman était achevé et
contenait les 114 sourates du Coran officiel postérieur ».
Si les ajouts d’Uthman s’étaient retrouvés à la fin, ou même regroupés à
l’intérieur du Coran, on les aurait remarqués. Les éparpiller dans le désordre
en fonction des longueurs des sourates
Permet de mieux les dissimuler. Le Coran était loin d’être un livre descendu
du ciel dans un arabe parfait, selon sourate 12:2, dans un arabe pur et clair,
selon sourate 16:3. Pourquoi alors était-on obligé d’y apporter des
améliorations et des règles grammaticales ? Ces mensonges ne viennent pas
de Dieu.
Même si ces règles ont été formulées pour concorder avec le Coran, ce
dernier contient encore des fautes. Mahomet ne précisait pas à ses scribes
comment ils devaient écrire, mais ce qu’ils devaient écrire. Alors ils écrivaient
en fonction de leur capacité. Voyez une reproduction de la sourate 7 : 86,
87 de la version d’Uthman.
Non seulement il n’y avait pas de
voyelles, mais certaines consonnes étaient
identiques sans les signes diacritiques
apportés plus tard. C’est sous Abd Al-
Malik (685 – 705) que le Coran est
devenu ce qu’il est aujourd’hui. Il fit
introduire des voyelles et des signes
diacritiques. Ces signes ont été placés au-
dessous ou au-dessus des consonnes pour
les différencier. Ainsi fut fixée la
prononciation des textes.
Ce n’était pas un travail évident, car pour un seul mot, il pouvait se
présenter plusieurs possibilités. A l’exception de huit lettres environ, toutes
les autres pouvaient changer en fonction des points ajoutés. Selon l’endroit
où l’on plaçait les points voyelles, le mot changeait complètement de sens.
Une même lettre pouvait changer de phonème et se prononcer comme un b,
ou un v, suivant qu’on ait placé un ou deux points au-dessus ou au-dessous
d’elle. Donc, des malentendus étaient possibles. Voilà pourquoi on trouve
dans le Coran des phrases qui ne veulent rien dire. Pour s’assurer de la
bonne traduction d’une phrase, il fallait se référer aux hadiths et
probablement à la Bible, pour trouver l’histoire, ou l’événement qui aurait
inspiré le texte.
Mauvais placement possible des signes diacritiques
Sourate 2 : 26 se lit ainsi dans le Coran de Blachère :
« Allah n’a point honte de proposer en parabole quelques moustiques et
ce qui est en dessus… » Une autre traduction le rend ainsi : « Dieu ne
répugne pas à proposer en parabole un moucheron ou quelque chose de
plus relevé… » Dans une autre on lit : « Un moustique quelconque est
encore plus petit que… »
Se basant sur la tradition racontant que des arabes faisaient des reproches à
Mahomet, l’accusant d’associer des noms d’animaux à des sourates, le prêtre
Bruno Bonnet, qui connait l’arabe et l’hébreux, pensait que sourate 2:26
pourrait être une réponse d’Allah, ou de Mahomet à cette accusation. À
partir de ce raisonnement, il aurait trouvé le vrai sens du texte. Il déclara :
« La clé de l’énigme m’a coûté beaucoup d’insomnies (…) jusqu’au jour où
je me suis frappé le front et me suis dit qu’il n’y a qu’à déplacer le
diacritique… »
(Ces diacritiques, qui ne se trouvaient pas dans les textes originaux, ont été
placées plus tard pour avoir la bonne prononciation et lire l’arabe plus
justement). Au lieu d’avoir un seul point en dessous de la lettre, il a mis deux
points au-dessus. Et le b devient un t. Il déclare :
« Et à ce moment-là tout se comprend. La phrase devient :
« Dieu ne fait pas de révélation pour dire la leçon d’une parabole… »
Un seul mot lui a permis de se faire une idée des suivants. Il devait en être de
même pour les premiers rédacteurs du livre. Le prêtre Bruno Bonnet aurait
décelé beaucoup d’erreurs dues au mauvais placement de signes diacritiques.
Quand on lit l’histoire de Joseph dans le Coran, où des femmes se
sectionnent un doigt pour manifester leur approbation à Joseph, il y a de
quoi vous laisser perplexe. L’iranien, Ali Dachti, dans son livre « «« « 23 ans 233 anss 2 a n 2 3 a n s » »» »
déclare :
« Le Coran contient des phrases incomplètes, incompréhensibles sans
l’aide des commentaires ; des mots étranges, des mots arabes inconnus
et des mots utilisés avec un autre sens que leur sens commun ; des
adjectifs, des verbes conjugués sans être accordés en genre et en
nombre, des pronoms illogiques et grammaticalement faux surgissent
sans avoir de référent… »
À qui la faute ? Aux scribes de Mahomet qui parlaient une langue qui n’était
pas encore sophistiquée et à des remaniements postérieurs des califes. Le
pire, c’est que pour mieux convaincre les autres que le Coran a bel et bien
été dicté par l’ange Gabriel à Mahomet, ils n’ont pas hésité à parler à la
place de Dieu et à écrire que le Coran est descendu du ciel dans un arabe
parfait, clair et pur. Dire que le Coran est une construction humaine, c’est lui
faire honneur, car il pourrait y avoir derrière ce livre des mains invisibles
malveillantes.
Le Coran fourmille de préceptes judaïques et d’histoires profanes tirées de la
Bible et des apocryphes chrétiens. C’est un fait. D’autre part, l’arabe existait
bien avant le Coran. Il est issu du nabatéen, de l’araméen, et du syriaque, un
dialecte araméen. On y trouve même des mots grecs et des mots tirés de
l’hébreu.
Auteurs : The Christian David Family, Suisse
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