Théologie 101 - Apologétique - La Bible et la science #3 sur 3 - LA PRESCIENCE SCIENTIFIQUE ET CONCLUSION AU SUJET


Théologie 101 - Apologétique - La Bible et la science #3 sur 3 - LA PRESCIENCE SCIENTIFIQUE ET CONCLUSION AU SUJET

PARBarry BAGGOTT

Texte traduit de l'anglais par Pascal Cusson



Le croyant ne peut pas aborder le sujet de la Bible et la science sans passer à l’offensive, car non seulement la Bible ne contient pas de vraies erreurs scientifiques, mais elle fait preuve d’une connaissance scientifique qui dépasse de loin celle de son époque.
L’absence d’idées erronées qui prévalaient à l’époque
Un aspect étonnant de la Bible que l’on pourrait ne pas remarquer au premier abord est qu’elle ne reflète pas l’ignorance sur le plan scientifique qui caractérisait même les civilisations les plus avancées de l’époque. Rappelez-vous que les livres de Moïse furent rédigés il y a plus de 3 500 ans. Un document célèbre, appelé le papyrus Ebers, nous donne une idée très claire des croyances de la profession médicale à cette époque dans le royaume égyptien où Moïse grandit. Découvert par Edwin Smith à Louxor en 1862, il fut acheté ensuite par l’égyptologue allemand Georg Moritz Ebers, à qui il doit son nom et sa traduction. Le papyrus contient 877 paragraphes, qui décrivent de nombreuses maladies dans plusieurs branches de la médecine (ophtalmologie, gastro-entérologie, gynécologie…) et les prescriptions correspondantes.12 Parmi les ordonnances on trouve :
—Pour empêcher les cheveux blancs, il faut oindre la chevelure du sang d’un veau noir préalablement bouilli dans l’huile ou dans la graisse de serpent.
—On peut soigner les victimes de morsure de serpent avec de « l’eau magique » obtenue en versant de l’eau sur une idole.
—On appliquera à une écharde de bois sous la peau une pommade faite de sang de ver mélangé de l’excrément d’âne (une méthode qui au contraire augmentait énormément les chances de mort par le tétanos, étant donné que les excréments d’animaux sont chargés de spores de tétanos).13
—Puisque les souriceaux sont connus comme les protecteurs des enfants, au cas où d’autres remèdes ne se montrent pas efficaces, il faut écorcher des souriceaux et les faire manger entiers à l’enfant malade.14
—On peut soigner les yeux en se servant d’un collyre préparé à base d’urine de vache et de bile de porc.
En Mésopotamie, là où se trouvaient d’autres grandes civilisations de l’époque, la croyance fondamentale était que les maladies provenaient presque uniquement de mauvais esprits qui se tenaient un peu partout. La meilleure façon de s’en protéger ou de les chasser du malade était l’application de substances telles que la graisse de porc, l’excrément de chien, l’urine, ou d’autres choses qui pourraient dégoûter les esprits et les faire s’éloigner.15
Qu’est-ce qui pourrait expliquer l’absence de ce genre d’idées et de remèdes dans les pages de la Bible ? Elle n’est évidemment pas l’enfant de son temps. Nous croyons que c’est Dieu qui guidait les auteurs inspirés et les empêchait d’incorporer dans sa Parole les idées erronées des hommes.
La présence de principes scientifiques et hygiéniques des millénaires avant leur découverte par la science moderne
Non seulement la Bible fut divinement préservée des erreurs scientifiques qui remplissent d’autres ouvrages de l’antiquité, mais elle fait preuve de connaissances de tout genre qui, soit n’avaient pas encore été découvertes par aucun autre peuple, soit n’étaient même pas à la portée des hommes de son époque par manque d’appareils techniques.
• Pratique de la quarantaine (isolement des malades)
Pendant des siècles la lèpre avait tué et mutilé des millions de personnes en Europe. Elle commença à se répandre de plus en plus à partir des 6e et 7e siècles et atteignit son apogée aux 13e et 14e siècles. Que firent les médecins ? Quelques-uns enseignaient que la lèpre était un effet de nourriture trop épicée, de poisson pourri, ou de viande de porc infecté. D’autres l’attribuaient à l’alignement néfaste des planètes. Évidemment, leurs suggestions pour contenir l’épidémie étaient sans valeur. Selon le Dr George Rosen, professeur de santé publique à Columbia University (New York), c’est grâce à l’Église, instruite par des principes trouvés dans l’Ancien Testament, que le problème fut maîtrisé. L’idée et les conséquences de la maladie contagieuse sont définies dans le livre de Lévitique. Une fois que l’on avait établi qu’une personne était atteinte de la lèpre, il était question d’isoler le malade et l’exclure de la communauté. En suivant ce principe, l’Église entreprit la lutte contre la lèpre et réalisa le premier grand exploit dans l’éradication systématique d’une maladie.
La procédure suivie se trouvait en Lévitique 13.46 : « Aussi longtemps qu’il aura la plaie, il sera impur : il est impur. Il habitera seul ; sa demeure sera hors du camp. » Le lépreux devait aussi se couvrir la barbe et crier « Impur ! Impur ! » pour avertir toute personne qui s’approcherait de lui (Lév. 13,45). Bien que « la lèpre » mentionnée souvent dans la Bible ait été beaucoup plus ravageuse que la maladie moderne que nous appelons « la lèpre », et bien qu’il soit possible qu’elle ait été une maladie totalement différente de celle que nous connaissons, la méthode biblique pour contenir des maladies infectieuses de la peau n’a pas son égale dans l’histoire de l’antiquité.16
Certains ont ridiculisé les parties du texte en Lévitique 13 et 14 qui parlent de la lèpre dans les murs des maisons ou sur des habits. Ce qu’ils ignorent, c’est que la lèpre est une bactérie, un organisme vivant, et qu’elle peut très bien survivre sur de telles surfaces. En fait, selon le site www.Medic-Planet.com, la bactérie qui provoque la lèpre peut survivre plus de trois semaines en dehors du corps humain, dans la poussière ou sur les habits. Il n’est donc pas surprenant que les sacrificateurs juifs devaient brûler les habits des victimes de la lèpre (Lév. 13,52).17
• Enterrement des excréments
« Bien que l’Europe ait mis fin à la prolifération de la lèpre en obéissant à la loi biblique qui exigeait l’isolement des victimes, des maladies intestinales telles que le choléra, la dysenterie, et la typhoïde, qui auraient pu être évitées, continuaient à tuer beaucoup. Jusqu’à la fin du 18e siècle, les provisions hygiéniques, même dans les grandes capitales, étaient très primitives. En règle générale, les excréments étaient déversés dans les rues, non pavées et remplies de saletés. Les odeurs étaient horribles dans les villes comme dans les villages. Les mouches se multipliaient à volonté et répandaient les maladies intestinales qui provoquaient la mort de millions de personnes. Un tel gaspillage de vies humaines aurait pu être évité si l’on avait pris au sérieux l’instruction très simple de la Bible : “Vous réserverez hors du camp un endroit retiré où vous pourrez aller satisfaire vos besoins naturels. Tu auras parmi ton bagage un instrument, dont tu te serviras pour faire un creux et recouvrir tes excréments” (Deutéronome 23.12,13). »18
• Purification après contact avec un mort
« Au 17e siècle, l’hygiène était encore déplorable et l’usage de l’eau plus que réduit. Depuis le Moyen-Âge, le progrès était allé à reculons, et malpropreté générale semblait être la devise du royaume de France…. Au début du 19e siècle… le chirurgien, les manches retroussées et le col dur, plongeait dans la plaie opératoire ses mains qu’il venait bien souvent de souiller en vérifiant un pansement sale ou lors d’une autopsie. Outre les infections et septicémies, le tétanos était monnaie courante comme suite opératoire et à la fin du 19e siècle faisait encore des ravages parmi les opérés.
« C’est Semmelweis, un obstétricien hongrois, qui travaillait à Vienne en Autriche qui découvrit le principe de l’infection. Il inaugura la pratique du lavage des mains dans une cuvette, après les autopsies, à cause du décès de son camarade à la suite d’une piqûre au cours d’une dissection de cadavre. Il conclut que le contact avec les corps morts était dangereux. Dans son service de gynécologie, le taux de mortalité tomba de 1 sur 6 à 1 sur 84. Il ordonna alors le lavage des mains dans une solution de chaux après chaque examen ainsi que de tous les instruments, des vêtements et du linge des patients. La mortalité tomba à moins de 1 %. Mais l’orgueil et les préjugés du monde de la médecine prévalurent, et il mourut méprisé dans un asile d’aliénés.
« Cette notion d’infection fut remise en valeur au 20e siècle par le professeur Vincent, du collège de France et du Val de Grâce. Bactériologiste éminent, c’est lui qui découvrit que dès que la mort survient, le corps devient infecté et contagieux. Il se couvre entièrement de colibacilles très virulents. Tout cela nous renvoie aux notions de lavage à l’eau courante, ou vive, telles qu’elles nous sont rapportées par Moïse 1500 ans av. J.-C. Ces prescriptions de la Loi gardent aujourd’hui encore toute leur importance. »19
Considérez quelques-unes de ces lois concernant la contamination par le contact avec des morts, que ce soit les cadavres des hommes ou des animaux :
« Quiconque touche un cadavre humain est impur pour une semaine. Le troisième jour et le septième jour il doit s’asperger avec l’eau de purification*… Si un homme meurt dans une tente, ceux qui y pénètrent seront impurs pour une semaine, tout comme ceux qui s’y trouvent déjà. S’il y a là un récipient non fermé par un couvercle solidement fixé, son contenu devient impur… Pour purifier un homme impur, on prend des *cendres de la vache offerte en sacrifice pour le pardon des péchés, on les met dans un récipient et on ajoute de l’eau de source. Un homme en état de pureté prend une branche *d’hysope, la plonge dans l’eau du récipient et en asperge la tente où quelqu’un est mort, tout son contenu, et les gens qui s’y trouvaient… L’homme lave ses vêtements et prend un bain, et dès le soir il est pur. » (Nombres 19.11-19)
« Tenez ces bêtes pour impures : quiconque les touche quand elles sont mortes est impur jusqu’au soir. Si l’une d’elles crève et tombe sur un objet quelconque, ustensile en bois, vêtement, peau ou sac, cet objet doit être lavé, quel que soit son usage… Si une de ces bêtes tombe dans un récipient en terre, ce qu’il contient devient impur et le récipient doit être brisé. Si l’on verse de l’eau provenant de ce récipient sur un aliment qu’il est normalement permis de manger, celui-ci devient impur à son tour… Toutefois, si le cadavre tombe dans une source… l’eau reste pure… Si le cadavre tombe sur des graines destinées à être semées, les graines restent pures. Mais s’il tombe sur des graines mises à tremper pour être consommées, considérez-les comme impures. » (Lévitique 11.31-38)
*Noter que la cendre figure dans la fabrication de l’eau savonneuse et que l’huile d’hysope contient un pourcentage fort de fongicides et d’agents antibactériens.
• Lavage après contact avec les maladies sexuelles
Non seulement la loi mosaïque exigeait le lavage après le contact avec un mort, mais elle ordonnait aussi de se laver soigneusement et de laver ses habits après avoir touché une personne atteinte de gonorrhée ou d’autres maladies sexuelles (Lévitique 15). Comme pour le contact avec les morts, il fallait se laver également après être entré en contact avec des objets contaminés par un tel malade. Il est même précisé que « s’il crache sur un homme pur, cet homme lavera ses vêtements, [et] se lavera dans l’eau » (Lév. 15,8). Quand le malade serait guéri, il devait se laver lui-même, et la loi précise que cela devait se faire à l’eau courante (Lév. 15,13).
« Les scientifiques modernes peuvent écrire au sujet de la Bible ce qu’ils ne peuvent écrire au sujet d’aucune autre source de l’antiquité – que ses lois “constituent d’excellentes mesures hygiéniques pour empêcher la prolifération de la gonorrhée, et les précautions pratiquées à l’égard des maladies vénériennes auraient pu s’appliquer à un écoulement purulent (qui contient du pus) de n’importe quelle partie du corps.” »20
• La circoncision (au 8e jour)
En Genèse 17.12 Dieu donna cet ordre à Abraham : « À l’âge de huit jours, tout mâle parmi vous sera circoncis. » Il y a des gens qui considèrent cette pratique comme étant une mutilation inutile, et dans certains endroits on la décourage au point de la rendre quasiment illégale. Et pourtant, la circoncision fournit encore une autre preuve de la grande sagesse de Dieu et du fait que les prescriptions bibliques étaient très, très avancées par rapport aux pratiques hygiéniques et aux connaissances scientifiques des autres peuples de la même époque. En effet, il a été déterminé que la circoncision peu après la naissance est pratiquement une garantie qu’un homme n’aura jamais de cancer du pénis. Bien que le cancer du pénis soit relativement rare, il existe et il est bien capable de tuer. Et il est nettement plus commun chez des populations qui ne pratiquent pas la circoncision. En Inde, par exemple, le taux de cette forme de cancer est 22 fois plus élevé parmi les hindous et d’autres groupes religieux qui ne pratiquent pas la circoncision, que parmi les musulmans, qui circoncisent leurs enfants. Une étude réalisée à New York, où réside une grande population juive, a examiné plus de 1 100 cas de cancer du pénis ; parmi tous ces cas, il n’y avait même pas un seul Juif. Aux États-Unis, le taux de cette forme de cancer est 100 fois plus élevé chez les hommes non circoncis. On pourrait fournir de nombreuses statistiques qui vont toutes dans le même sens. On peut y ajouter que la circoncision réduit le nombre et la sévérité des cas de « balanite » (une inflammation du pénis) et permet de limiter le risque de cancer utérin chez les femmes des hommes circoncis.
La circoncision réduit le risque de transmission du VIH. Trois essais contrôlés menés à Kisumu au Kenya, dans le district de Rakai en Ouganda (financés par les Instituts nationaux de la santé des États-Unis) et à Orange Farm en Afrique du Sud (financé par l’Agence nationale française de recherches sur le SIDA) ont démontré que la circoncision réduit d’environ 60 % le risque de transmission hétérosexuelle du VIH à l’homme. Ces données confirment les conclusions de nombreuses études observationnelles qui suggéraient que la corrélation géographique décrite depuis longtemps entre une faible prévalence du VIH et des taux élevés de circoncision dans certains pays en Afrique et plus récemment ailleurs, est, du moins en partie, une association causale. (Remarquons que « la circoncision » des femmes, appelée l’excision, était la règle dans les anciennes cultures non-juives qui pratiquaient la circoncision des hommes. Contrairement à la circoncision des hommes, l’excision n’a aucune valeur médicale, et la Bible ne l’a jamais ordonnée.)
Un autre détail concernant la circoncision est encore plus impressionnant. Dieu avait dit : « À l’âge de huit jours, tout mâle parmi vous sera circoncis. » Aujourd’hui il a été déterminé que le meilleur âge possible pour administrer la circoncision, du point de vue médical, est précisément le 8e jour.
« La Bible ne l’explique pas. On a cependant découvert récemment des raisons biochimiques impliquant les processus de la coagulation. Un de ces facteurs de la coagulation, la vitamine K, n’atteint sa proportion normale dans le sang qu’entre le cinquième et le septième jour après la naissance, le tractus intestinal du nourrisson commençant à produire ses propres vitamines. Un autre facteur, la prothrombine, n’est présente à la naissance qu’à environ 30 % du taux normal, alors que le huitième jour elle est plus élevée qu’à aucun autre moment de la vie de l’enfant : jusqu’à 110 % du taux normal. Le respect de ces instructions réduisait donc les risques d’hémorragie. »21
• Restrictions sur le comportement sexuel
Le monde connaît aujourd’hui un fléau qui provoque chaque année une multitude de morts, des morts précédées d’énormes souffrances physiques et émotionnelles et suivies d’épreuves de tout genre pour les veuves (ou les veufs), les orphelins, les parents et les grands-parents des victimes – il s’agit, bien sûr, du SIDA. Mais le monde connaît depuis des millénaires d’autres maladies sexuellement transmissibles.
« Comme leur nom l’indique, les maladies sexuellement transmissibles (MST) se transmettent principalement lors des rapports sexuels. Il existe plus de trente agents infectieux, bactéries, virus ou parasites, transmissibles de cette manière. Les plus courantes sont la gonorrhée, les chlamydioses, la syphilis, la trichomonase, le chancre mou, l’herpès génital, les condylomes génitaux, l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et l’hépatite B. Plusieurs d’entre elles, notamment le VIH et la syphilis, peuvent également se transmettre de la mère à l’enfant pendant la grossesse et l’accouchement. »22
« La chlamydia est la plus courante MST bactérienne guérissable. Elle peut causer des problèmes de santé graves comme les maladies inflammatoires pelviennes, la grossesse ectopique et la stérilité. La gonorrhée peut infecter le col de l’utérus, l’urètre, le rectum, l’anus et la gorge. Si elle n’est pas traitée, elle peut causer des problèmes de santé graves comme la stérilité, la méningite et la septicémie. La syphilis peut mener des dommages irréversibles au cœur et au système nerveux. »23
« Le virus du papillome humain (HPV) est à l’origine de l’une des infections sexuellement transmissibles les plus mortelles. On attribue pratiquement tous les cas de cancer du col à une infection génitale par ce virus. C’est le deuxième type de cancer le plus fréquent chez la femme et l’on recense environ 500 000 nouveaux cas et 250 000 décès par an. »24
« Dans les pays en développement, les MST et leurs complications figurent parmi les cinq premières catégories de pathologies pour lesquelles les adultes se font soigner. Des centaines de millions de nouveaux cas de ces maladies sont déclarés chaque année. »25
Ces maladies n’auraient jamais pu se répandre et créer tant de souffrance et provoquer tant de morts si les hommes et les femmes avaient suivi la moralité sexuelle enseignée dans la Bible. Des pratiques telles que la prostitution, l’adultère, la bestialité, les actes homosexuels et les rapports sexuels entre personnes non-mariées (la fornication ou l’impudicité) furent formellement interdites dans la loi de Moïse (Lévitique 19.29; 20.10-21, Exode 20.14; etc.), et aussi dans le Nouveau Testament (1 Corinthiens 6.9,10, 15-20; Romains 1.24-27; 1 Thessaloniciens 4.3-5; etc.). La Bible ne qualifie nulle part les rapports sexuels comme étant sales ou indignes en tant que tels, mais elle les réserve strictement pour le couple marié. Les raisons pour ces commandements concernant la sexualité sont multiples, mais rien que le domaine de la santé physique les justifie à 100 %, car leur observance donne de loin la meilleure garantie contre les terribles maladies que nous venons de citer.
« Si d’autres systèmes religieux imposaient des codes de conduite similaires, alors ces lois bibliques ne fourniraient aucune preuve de révélation divine. Mais en fait, le code de conduite sexuelle recommandé dans la Bible est unique au monde.
« Beaucoup de religions n’imposent aucune restriction à leurs adeptes en ce qui concerne les pratiques sexuelles. Le shintoïsme (au Japon) ne contient pratiquement rien en guise de code moral. L’hindouisme ne fait pas mieux, et “l’infidélité de la part du mari n’était ni rare ni considérée digne de sanction… et le Bharadvaja Grhyasutra (ii, 28) conseille le mari pour la façon de procéder au cas où il voyage et souhaite que sa femme ait d’autres amants en son absence”.
« Les enseignements musulmans ne sont pas très différents quand on considère l’exemple personnel du prophète lui-même. En fait, “en dehors de l’état marié, il est permis à l’homme de cohabiter avec un nombre illimité de femmes esclaves”. Non seulement la plupart des religions non bibliques sont beaucoup plus permissives à l’égard du sexe, mais on peut dire la même chose à l’égard des cultures dans lesquelles vivaient les auteurs de la Bible, depuis les Égyptiens jusqu’aux Romains.
« Pour ce qui est des Égyptiens, l’immoralité avant le mariage était considérée comme étant peu de chose, et on ne trouve aucune interdiction la concernant… Pareillement, à Babylone le lieu des rapports sexuels était la rue publique, et il n’y a aucun besoin de démontrer le manque de moralité sexuelle dans la Rome du premier siècle.
« Les religions non bibliques qui plaçaient des limites à la conduite sexuelle ont poussé les interdictions à des extrêmes bien au-delà de ce qui s’imposait d’un point de vue scientifique ou sanitaire. Le bouddhisme fournit le meilleur exemple de ce point de vue. Le Bouddha recommandait la vie de l’ascète, ou en d’autres termes, l’idée que le seul vrai bonheur se trouve dans l’abstinence totale. L’obéissance systématique à ce principe aurait, bien sûr, éteint l’humanité en une seule génération ! »26
• La vie est dans le sang
« Au Moyen-Âge, le plus docte des médecins aurait pu vous expliquer sans rire que votre état de santé dépendait de l’équilibre des quatre humeurs que vous contenez : le flegme, la bile jaune, la bile noire et le sang. (Son collègue le chimiste vous aurait expliqué que la matière, elle, était composée de quatre éléments : le feu, l’air, la terre et l’eau). Sur quoi se basait cette croyance ? Pas sur l’étude des malades, en tout cas ! ! ! Il y a gros à parier que si vous attrapiez une phlébite, un chirurgien-barbier vous aurait diagnostiqué en moins de deux un excès de sang par rapport aux trois autres humeurs, et vous étiez bon pour un petit traitement aux sangsues. (George Washington, le premier président des États-Unis, trouva la mort après avoir pris froid un bel hiver… et avoir été abondamment SAIGNÉ par son médecin.) »27
La Bible, par contre, loin de traiter le sang de cette façon, reconnaît qu’il est essentiel à la vie : « C’est dans le sang que réside la vie d’une créature. Le Seigneur vous autorise à utiliser le sang sur l’autel pour obtenir le pardon en votre faveur ; en effet le sang permet d’obtenir le pardon parce qu’il est porteur de vie » (Lévitique 17.11, FC).
Avant de quitter le sujet des lois bibliques ayant trait à la santé, il est important de souligner cette vérité :
« Il est indéniable que les pratiques médicales des Juifs au temps de Moïse étaient très avancées par rapport à celles des nations qui les entouraient. Bien qu’il soit important de se rappeler que ces règles et règlements furent donnés dans un contexte religieux comme tests de foi, il est vrai néanmoins qu’ils reflètent des principes et des procédures scientifiquement exacts. “Il est totalement sans conséquence si l’hygiène et la prophylaxie telles que promulguées par Moïse dans la Torah furent voulues comme rites religieux ou comme mesures de santé. La réalité, c’est qu’elles sont parfaitement justes du point de vue scientifique”… La Bible n’est pas l’enfant de son époque. »28Prepare to Answer : A Defense of the Christian Faith, 20th Century Christian, 1990.
Indications de connaissances avancées en d’autres domaines
• La terre suspendue sur le néant
« Les Chinois de l’antiquité pensaient que le ciel était rond et que la terre était carrée, et qu’ils étaient soutenus par des piliers et des cordes. Les Indiens de l’Asie pensaient que la terre était portée sur le dos d’une tortue géante, et les occidentaux pensaient qu’elle était posée sur les épaules d’un homme gigantesque. Ce n’est que la Bible qui déclarait que “C’est Dieu qui étend le nord du ciel sur le vide et qui suspend la terre au-dessus du néant” (Job 26.7). »29
• La terre n’est pas plate
Pour beaucoup de personnes qui se penchent sur la question de la « prescience de la Bible », la parole de Dieu
« … s’exprime également sur la forme de la terre, de manière directe et indirecte : “Il (Dieu) siège par-dessus le cercle de la terre” (Ésa. 40.22, Osty). (Le mot hébreu chug signifie cercle ou globe.) La forme sphérique de la terre se déduit aussi des paroles prononcées par Jésus en rapport avec son Retour. Le Seigneur reviendra d’une manière soudaine (Matt. 24,27). Quand on y réfléchit, on a la nette impression que la moitié de la terre sera plongée dans l’obscurité, et l’autre moitié sera éclairée par le soleil. “Je vous le déclare, en cette nuit-là, deux personnes seront dans un même lit : l’une sera emmenée et l’autre laissée. Deux femmes moudront du grain ensemble : l’une sera emmenée et l’autre laissée. Deux hommes seront dans un champ : l’un sera emmené et l’autre laissé” (Luc 17.34-36). Ce passage montre clairement qu’il y aura au même moment des gens qui dormiront – sur la moitié non éclairée de la terre – et d’autres qui seront au travail ou dans les champs – sur la moitié éclairée. »30
• Dimensions de l’arche de Noé
Le récit biblique en Genèse 6–8 concernant un déluge mondial est très important dans les débats entre croyants et non-croyants. Tandis que ceux-ci le traitent de conte de fées, ceux-là trouvent qu’une telle catastrophe s’harmonise beaucoup mieux avec les données scientifiques fournies par la géologie que les explications offertes par leurs adversaires. La place ici ne nous permet pas d’entrer dans les détails de cette question, mais cela ne nous empêchera pas de soulever un aspect de l’histoire de Noé qui, une fois de plus, indique une « prescience scientifique » que l’on risque d’omettre.
Selon Genèse 6.15 l’arche, qui aurait trois étages, devait avoir « trois cents coudées de longueur, cinquante coudées de largeur et trente coudées de hauteur ». Pour exprimer cela en unités de mesure modernes, on dirait 135 mètres de longueur, 22,5 mètres de largeur, et 13,5 mètres de hauteur. Cela donnerait un volume équivalent à celui de 522 wagons de train. Seulement 75 de ces wagons seraient capables d’accueillir des dizaines de milliers d’animaux de la taille d’une brebis. Pour les espèces plus grosses, Noé avait certainement la possibilité de prendre de jeunes animaux qui n’auraient pas encore atteint leur taille adulte. Mais ce n’est pas la capacité de l’arche que nous voulons souligner : c’est plutôt le rapport en longueur, largeur et hauteur en ce qui concerne ses dimensions.
Un peu partout dans le monde et parmi des centaines de peuples, parfois des peuples très isolés, on trouve de vieilles légendes concernant un déluge mondial qui a tout détruit sauf un homme et sa famille, un homme divinement averti qui a construit un grand bateau pour pouvoir se sauver. Parmi les récits les plus anciens se trouve l’Épique de Gilgamesh, un texte mésopotamien qui remonte à la période de 2000 à 1700 av. J.-C. Il raconte, entre autres, les aventures de Ut-napishtim, qui reçut du dieu Ea l’ordre de construire un bateau pour sauver sa vie et celle de « la semence de tout être vivant ». Les dimensions de ce bateau devaient être de 120 coudées par 120 coudées par 120 coudées, soit en forme de cube, avec neuf ponts, ou niveaux.31 Tandis qu’un cube serait totalement instable dans l’eau, les ingénieurs modernes en construction de bateaux ont déterminé le rapport idéal (longueur : largeur : hauteur) pour un bateau ayant besoin de la stabilité plus que de vitesse : 30 : 5 : 3, soit exactement le rapport indiqué par Dieu quand il donna ses ordres à Noé. Une équipe de chercheurs coréens a mené une étude approfondie de 12 formes différentes de coque de navire ayant le même déplacement (volume d’eau déplacé par la partie immergée de la coque d’un navire) pour déterminer la forme la plus sûre de plusieurs points de vue : la capacité de la structure à résister aux forces destructrices des eaux, la stabilité pour éviter d’être renversé par les vagues, et la conservation en bon état des personnes et de la cargaison à bord. Non seulement le bateau construit selon le rapport longueur/largeur/hauteur de l’arche de Noé s’est avéré supérieur à toutes les autres formes de bateau, mais il a été déterminé que l’arche aurait pu naviguer à travers des vagues d’une hauteur de plus de 30 mètres sans être renversée.32 (Notez qu’un tsunami ne dépasse typiquement pas les 10 mètres de hauteur.) Comment Noé aurait-il su des milliers d’années avant l’ingénierie moderne les dimensions exactes qui auraient permis à l’arche avec son énorme et précieuse cargaison de flotter en sécurité au milieu de la mer en furie ? N’est-ce pas un signe de plus de l’inspiration divine de la Bible ?
CONCLUSION
Le but de la Bible n’est pas d’expliquer le fonctionnement de cet univers matériel. Elle se rapporte plus à la relation entre Dieu et les hommes. Elle contient de la poésie, des codes légaux, de l’histoire, de la sagesse. Elle s’adresse à toute l’humanité, y compris les peuples « primitifs » d’aujourd’hui et du passé (pour qui des explications scientifiques modernes n’auraient pas eu de valeur). Elle nous fait connaître avant tout le Dieu qui nous a créés, les lois qu’il nous donne, et l’amour infini qu’il a pour chacun de nous. Il ne s’agit pas d’un texte de science naturelle. Et pourtant, elle est en parfaite harmonie avec tout ce qui a réellement été établi par la science (même si elle contredit certaines théories populaires). Oui, contrairement aux ouvrages des peuples les plus « avancés » de l’époque où elle fut écrite, la Bible est exempte d’erreurs scientifiques. En outre, elle contient de nombreux exemples de ce qu’on appelle la « prescience scientifique », des indices clairs qu’il y avait, derrière les hommes qui l’ont rédigée, « Quelqu’un » ayant des connaissances scientifiques avec des millénaires en avance sur l’humanité. En d’autres termes : non seulement la science ne prouve pas que la Bible soit fausse, mais la science rend témoignage de son inspiration par Dieu. La Bible et la vraie science ne sont pas donc des ennemis.

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