Théologie 101 - Science et foi - Le miracle de l'épissage
Théologie 101 - Science et foi - Le miracle de l'épissage
L’épissage, par exemple, est quelque chose de très complexe et même, de
très mystérieux. Comment une enzyme peut-elle savoir exactement quelles
parties de l’ARN pré-messager inciser, pour en faire un ARNm ? On ne peut
accomplir cela que dans un dessein bien précis.
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Lorsqu’on visionne l’épissage au microscope, on a l’impression qu’il s’agit
d’un véritable massacre de l’ARN pré-messager par des enzymes agissant
aveuglément. Mais il n’en est rien puisque les enzymes reproduisent les
mêmes gestes dans l’organisme de tout être humain. Il y aurait, en revanche,
des conséquences néfastes pour l’individu si elles procédaient autrement.
Par ailleurs, l’épissage peut être différent pour un même gène en fonction du
besoin d’un organe, de sorte que pour le même gène, les épissages
aboutissent à des protéines différentes. On pense qu’en moyenne, un gène
donne naissance à quatre variantes d’une protéine ayant des fonctions
précises et distinctes.
Même pour un seul gène, l’épissage représente un vrai miracle. Nous avons
environ 25 000 gènes. Lorsqu’on multiplie ce nombre par quatre, on se rend
compte que même après 10 milliards d’années, ce qui représente plus de
deux fois l’âge de la Terre, le hasard n’aurait jamais pu réussir cet exploit et
inscrire cet automatisme dans les gènes, permettant aux enzymes d’effectuer
correctement ce travail.
Les enzymes peuvent enlever plus de 90% de l’ARN pré-messager et recoller
les brins incisés sans commettre la moindre erreur. Lorsque des enzymes
doivent effectuer ces tâches une multitude de fois, afin d’aboutir à la bonne
protéine, on comprend que pour produire 100 000 protéines différentes, le
hasard ne peut pas être le maître d’œuvre dans la cellule.
Par exemple, un même gène du code génétique va donner naissance à un
même ARN pré-messager, mais subira des épissages différents dans la tyroïde
pour donner une protéine, la calcitonine, composée de 32 acides aminés.
Mais dans certains neurones, le même ARN pré-messager sera excisé
différemment pour donner une autre protéine, la CGRP, qui est un
neurotransmetteur, constitué de 37 acides aminés. On pense que plus de 17
000 gènes subissent des épissages différents. Pourtant une seule erreur peut
tout réduire à néant.
Mais cela ne s’arrête pas là. Même après la production de la protéine, celle-ci
peut encore subir des modifications au cours de son existence. On appelle
cela des « modifications post-traductionnelles ». Elles consistent à changer
les propriétés chimiques ou structurelles d’une protéine en y ajoutant des
peptides, ou même d’autres protéines. D’autres enzymes peuvent procéder à
des clivages, des ponts, pour changer la structure physique de la protéine.
Les évolutionnistes prennent comme alibi le fait que le processus se déroule
sur de longues périodes de temps pour rendre possible cette théorie. Mais le
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temps ne joue pas en faveur de l’évolution lorsque la probabilité qu’une
mutation soit néfaste est supérieure à 99%. Personne n’engagerait un ouvrier
qui, pour un geste correct, risque de commettre plus de 99 erreurs.
Ces évolutionnistes veulent nous faire croire que seules les informations
génétiques bénéfiques sont retransmises aux générations futures, mais là
encore, ils doivent savoir que cela est faux, d’autant plus que les mutations
sont censées être imperceptibles et minimes.
Si leur supposition était exacte, si on ne transmettait que les gènes
bénéfiques, il y a longtemps que les maladies génétiques auraient disparu de
la terre. En effet, la personne peut paraître en bonne santé et physiquement
forte et, néanmoins, être porteuse d’un gène défectueux. Il en est de même
pour les animaux.
Il n’est pas écrit sur le front des femelles, comme sur celui des mâles : « Je
suis porteuse d’une information génétique très légèrement
défavorable. » Quand on sait que plus de 99% des mutations sont
défavorables, nous n’arrivons pas à comprendre comment les mutations
peuvent être à l’origine de la multiplicité des espèces et, surtout, de la
complexité du code génétique.
Certes, quelques rares personnes dans le monde sont résistantes au virus du
Sida. Les évolutionnistes parlent de mutations bénéfiques. En réalité, il
manque à ces personnes un récepteur protéinique, le CCR5, auquel le virus
s’accroche pour pénétrer dans la cellule et la détruire. Ces personnes sont
protégées, certes, mais il n’y a pas de gènes bénéfiques ajoutés. C’est une
régression, une absence qui a d’autres répercussions. Mais le récepteur
manquant n’est pas fatal pour son hôte. C’est la preuve que le hasard ne fait
pas de sélection.
Codon d'initiation
Le codon d’initiation, ou codon d’amorçage, indique au ribosome où
commence l’information sur l’ARNm codant la protéine. Chez les animaux,
les plantes, les champignons, les protozoaires, le codon d’initiation est
presque toujours le triplet AUG, codant une méthionine.
Codon de terminaison
Les codons de terminaison indiquent au ribosome où prend fin l’information
sur l’ARNm codant la protéine. Ils sont au nombre de trois, UAA, UAG,
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UGA, sur les soixante-quatre codons du code génétique. Le codon ‘stop’
n’est généralement jamais traduit, car il n’existe pas d’ARNt qui lui
correspond. Le codon d’initiation le plus souvent utilisé n’est pas très
différent d’un codon stop ; c’est la méthionine (AUG).
Si le ribosome commençait le décryptage de l’information de l’ARNm en
étant en avance, ou en retard d’une seule base, il se produirait un décalage.
Etant donné que le ribosome décode l’information par groupe de trois bases
à la fois, ou codon, appelées aussi triplets, cela tout au long de la
transcription, le ribosome transcrirait alors des informations n’ayant aucun
sens, aucune signification. Le ribosome pourrait aussi tomber sur un
« triplet » de terminaison et arrêter la transcription. Peut-on imaginer que
ce soit encore le hasard qui ait appris au ribosome ce qu’est un codon
d’initiation et un codon de terminaison, ou « codon stop » ?
Supposons que le ribosome ait appris fortuitement à retranscrire les triplets
en acides aminés, peut-on croire que ce soit aussi le hasard qui lui ait indiqué
ce qu’est un codon d’initiation et un codon de terminaison ? Les « codons
stop » et codon d’initiation utilisent pourtant les mêmes bases que les autres
codons, ou triplets sur le même ARNm, mais ne sont pas traduits, eux, en
acides aminés. Pourquoi ?
L’expérience de Stanley Miller L’expériencee dee Stanleyy Millerr L’ e x p é r i e n c d S t a n l e M i l l e L’ e x p é r i e n c e d e S t a n l e y M i l l e r
L’expérience de Stanley Miller et d’Urey consiste à simuler en laboratoire les
conditions qui auraient régné sur la Terre avant l’apparition de la vie, et
auraient favorisé l’émergence des 22 acides aminés entrant dans la
composition des protéines dont sont faits tous les animaux et végétaux de
notre planète.
Cette expérience consiste à placer dans une bulle de verre les différents gaz
qui sont censés composer l’atmosphère terrestre aux premiers jours de la
Terre, c’est-à-dire le méthane (CH 4), l’ammoniac (NH 3), l’hydrogène (H 2), et
la vapeur d’eau (H 2 O).
La vapeur d’eau est obtenue en chauffant de
l’eau contenue dans un ballon. Celle-ci passe
dans la première bulle de verre du haut où les
différents gaz sont introduits et où des
étincelles sont provoquées entre deux
électrodes pour simuler les éclairs censés être
responsables de la synthèse de ces différents
gaz.
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La vapeur d’eau est ensuite refroidie et condensée avant de revenir à son
point de départ pour être réchauffée dans la bulle représentant les océans. Le
cycle peut continuer ainsi durant plusieurs jours.
A la fin, les deux expérimentateurs ont obtenu quelques-uns seulement des
acides aminés entrant dans la composition des protéines. Par ailleurs, il y
avait des acides aminés de type lévogyre et dextrogyre. Or, les acides aminés
entrant dans la composition des végétaux et des animaux, en un mot, de la
vie sur Terre, sont tous de type lévogyre.
Les évolutionnistes sont dans l’incapacité d’expliquer pourquoi les 22 acides
aminés entrant dans la composition de la flore et de la faune sont tous de
type lévogyre. En outre, beaucoup de scientifiques, y compris des
évolutionnistes, comme le célèbre biochimiste russe Alexander Oparin,
n’acceptent pas la composition de l’atmosphère telle qu’elle a été présentée
dans l’expérience de Stanley Miller et d’Harold Urey.
Selon Oparin et Haldane, l’atmosphère primitive était composée de méthane
(CH 4), d’ammoniac (NH 3), de dioxyde de carbone (CO 2), de sulfure
d’hydrogène (H 2 S), et de vapeur d’eau (H 2 O). Il y a une constante dans le
choix de ces évolutionnistes concernant les éléments entrant dans la
composition de l’atmosphère primitive : ils ont été influencés par la
composition des acides aminés, eux-mêmes.
Ces molécules, nous l’avons vu, doivent leur nom d’acides aminés au fait
qu’elles sont toujours composées d’un acide, plus spécialement de l’acide
carboxyle COOH (le OH caractérise les acides), d’un groupe amine, NH 2,
NH 3…, d’un hydrogène, (H) et d’une chaine latérale, ou chaine R, les
différenciant.
Le choix de Stanley Miller et des autres évolutionnistes d’introduire de
l’ammoniac (NH 3) et du méthane (CH 4) dans la composition de
l’atmosphère primitive, n’est pas innocent, car si un acide (facilement formé)
et une amine s’assemblent, ainsi qu’un hydrogène, on possède déjà la partie
caractéristique d’un acide aminé. Il n’y a rien de miraculeux.
D’autres pensent que l’atmosphère primitive était composée de dioxyde de
carbone (CO 2) d’azote (N) et de vapeur d’eau. On peut lire dans
Wikipédia :
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« Les recherches actuelles sur l’atmosphère primitive privilégient plutôt
une atmosphère non réductrice, principalement composée de CO 2. Or
l’expérience de Stanley Miller ne fonctionne pas dans ce type
d’atmosphère…»
Parmi les composés et les éléments chimiques dont on est aujourd’hui sûr de
la présence en abondance dans l’atmosphère primitive figurent l’azote (N),
la vapeur d’eau (H 2 O), le dioxyde de carbone (CO 2) et le sulfure
d’hydrogène (H 2 S) en faible quantité.
Même si l’atmosphère actuelle est composée de 20,95 % de dioxygène (O 2),
nous avons des doutes sur sa présence dans l’atmosphère primitive. Il a dû
provenir plus tard de la photosynthèse marine et terrestre. On peut en dire
autant du troisième gaz le plus abondant dans notre atmosphère après
l’azote et l’oxygène, en l’occurrence, l’argon. Il ne s’y trouve qu’à 0,93 %.
Or, l’argon le plus abondant dans tout l’Univers est l’argon 36 (84 %), puis
l’argon 38 (16%). L’argon 40 ne s’y trouve que sous forme de trace (0,01
%). Voilà pourquoi on est presque certain que l’argon 40 sur Terre provient
de la désintégration du potassium 40.
L’argon 40 a dû se former avec le temps. Nous ne sommes pas sûrs de sa
présence en quantité suffisante dans l’atmosphère primitive.
Quant au dihydrogène (H 2), pourtant présent dans l’expérience de Miller, il
n’existe aujourd’hui que sous forme de trace dans notre atmosphère. Son
pourcentage est 33 fois plus faible que celui du néon (gaz rare). Il a dû être
beaucoup plus rare dans les premiers temps de la Terre, plus rare que
l’hélium.
Il en est de même du méthane (CH 4), dont le pourcentage est 10,4 fois plus
faible que celui du néon. Il résulte en grande partie de la décomposition de
la matière organique (du vivant). Il est pourtant présent dans l’expérience de
Miller et dans l’atmosphère primitive d’Oparin et d’Haldane.
Pareillement, rien ne prouve qu’il y ait eu de l’ammoniac (NH 3) dans
l’atmosphère primitive en dehors de sa production par la décomposition
bactérienne de la matière organique et de l’urée produite par les animaux.
On peut néanmoins le trouver sous forme de traces dans les volcans
terrestres du fait même de la décomposition de la matière organique à
l’intérieur et à la surface des volcans.
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Le diazote (N 2), qui constitue pourtant aujourd’hui 78,087 % des gaz de
l’atmosphère terrestre, n’est pas présent dans l’expérience de Miller, ni dans
l’atmosphère primitive d’Oparin.
Avec trois éléments seulement (l’azote 78,087 %, le dioxygène 20,95 % et
l’argon 0,93 %), nous avons en pourcentage la presque totalité des gaz qui
composent aujourd’hui notre atmosphère. Pourtant, Stanley Miller et son
confrère nous décrient une atmosphère primitive composée essentiellement
d’ammoniac (NH 3), de dihydrogène (H 2) et de méthane (CH 4). Qui plus est,
ils prétendent qu’ils étaient en quantité suffisante pour former dans les
océans une soupe pré-biotique. Cela est difficile à accepter.
Dans l’expérience de Miller, seule la vapeur d’eau est à sa place. Le méthane
(CH 4) et l’ammoniac (NH 3) ont été proposés pour parvenir plus facilement
aux acides aminés qui sont à l’origine de la vie.
Une expérience proche de ce qu’était l’atmosphère primitive aurait dû être
faite avec 78,087 % de diazote (N 2), 20 % de dioxyde de carbone (CO 2),
qui devait être plus ou moins égal au pourcentage du dioxygène présent
aujourd’hui dans l’atmosphère, de la vapeur d’eau (H 2 O), des traces de
dioxyde de soufre (SO 2), de très infimes quantités d’argon (Ar), de
dihydrogène (H 2), de sulfure d’hydrogène (H 2 S) et des traces d’autres gaz
présents aujourd’hui dans notre atmosphère.
Malgré les largesses qu’ils se sont permises dans le choix des éléments
composant l’atmosphère primitive terrestre, les deux scientifiques ont obtenu
autant d’acides aminés de type lévogyre que de type dextrogyre. Qui plus
est, certains acides aminés restent trop complexes pour être synthétisés de la
manière proposée par Miller.
Cette expérience est loin de valider l’apparition de la vie à partir de la
matière inanimée. Le fait de savoir qu’une maison est faite de briques,
n’exclut pas pour autant qu’elle ait eu un constructeur. Le fossé qui existe
entre quelques acides aminés et le plus simple des organismes vivants est bien
plus grand que celui existant entre un tas de briques et un immeuble meublé.
La plus simple des bactéries connue à ce jour, Candidatus Carsonella ruddii, Candidatuss Carsonellaa ruddii,, C a n d i d a t u C a r s o n e l l r u d d i i C a n d i d a t u s C a r s o n e l l a r u d d i i,
contient 159 662 paires de bases, codant pour 182 protéines.
Sachant qu’il est très improbable qu’une seule protéine destinée à une
fonction précise se forme par hasard après être passée par la transcription,
l’épissage (sélection des parties désirées du gène et leur réassemblage) et
l’appel à distance de l’ARN de transfert (ARNt) par les ribosomes (utilisant
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probablement des ondes électromagnétiques), fabriquer 182 protéines relève
de l’exploit.
Le hasard ne construit pas de schéma, ne fait pas de plan, ni de prévisions à
long terme pour parvenir à une fin utile. Même si le hasard parvenait à
assembler fortuitement des acides aminés de manière à former une protéine
favorable à la construction de la vie, il pourrait ne jamais recommencer, car
il faudrait en plus de cela s’occuper du codage de cette information dans
l’ADN afin que cet assemblage se fasse désormais automatiquement.
Prétendre que le hasard est capable de construire un langage codé et
d’utiliser des outils qui sont de véritables robots et leur dire comment
procéder à l’avenir pour décoder cette information, afin de reproduire
systématiquement la même protéine sans se tromper, leur indiquer où
commence l’information codant pour cette protéine et où elle finit, etc., est
difficile à accepter.
Quand il faut procéder ainsi pour les 182 protéines de la plus simple des
bactéries, nous prenons la mesure de la tâche que nous attribuons au hasard
dans la formation de la vie. Les évolutionnistes eux-mêmes reconnaissent la
complexité de la vie. Le professeur Harold Urey, l’un des co-
expérimentateurs de cette expérience, déclara :
« Nous tous qui étudions l’origine de la vie, nous découvrons que plus
nous l’examinons, plus nous sentons qu’elle est trop complexe pour s’être
développée de cette manière… Sa complexité est si grande qu’il nous est
difficile d’imaginer qu’il en a bien été ainsi ».
Que le hasard ait eu une infime part dans la morphologie, et même, dans la
physiologie de certaines espèces, est difficile à réfuter, mais écarter
systématiquement une intelligence supérieure et présenter le hasard comme
le seul architecte de la vie dénote un manque évident de sincérité.
Il y a une partie de notre cerveau qui refuse d’accepter comme un fait cette
théorie, dont les plus fervents défenseurs, paradoxalement, sont souvent
ceux qui ignorent à quel point les choses sont complexes, et les
professionnels qui en font leur gagne-pain en enseignant et en écrivant des
livres qui soutiennent de telles absurdités.
D’autres, encore, pensent que l’explication sur l’origine de la vie doit se
cantonner à la science. Ils excluent de facto toute intervention intelligente
d’un être supérieur. C’est une sorte de convention non dite établie entre eux
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dès le départ, que l’on nomme le « naturalisme méthodologique ». Ils se
sentent obligés d’apporter une explication matérialiste à l’origine de la vie.
Les évolutionnistes non athées Less évolutionnistess nonn athéess L e é v o l u t i o n n i s t e n o a t h é e L e s é v o l u t i o n n i s t e s n o n a t h é e s
Les évolutionnistes non athées prétendent que Dieu créa la première cellule
vivante, puis se contenta d’orienter son évolution dans le bon sens. Celle
idée, hautement absurde, dont l’objectif est de concilier les deux positions,
suppose que le Créateur manquait d’inspiration et ignorait comment créer
un tigre, par exemple. Or, s’Il était capable de créer une cellule vivante et
guider le hasard pour donner naissance à toutes les formes de vie sur notre
planète, pourquoi ne pouvait-Il pas les créer Lui-même, au lieu de se servir
du hasard aveugle ?
Synthèse protéinique en milieu aqueux
Imaginons que Miller avait pu obtenir uniquement les 22 acides aminés de
type lévogyre entrant dans la composition de la flore et de la faune, il
resterait encore à expliquer comment ils avaient pu s’assembler pour former
une protéine ayant une utilité. Pourquoi n’y est-on jamais parvenu ? Parce
que, premièrement, une protéine ayant une utilité, un sens, ne se forme
jamais en dehors d’une cellule vivante. Deuxièmement, la synthèse des acides
aminés en protéine ne se fait pas dans un milieu aqueux (liquide).
Nous savons qu’il existe 4 types de bases
formant les barreaux de l’échelle torsadée de
l’ADN. Il s’agit de l’adénine (A), la thymine
(T), la guanine (G), la cytosine (C). Celle-ci
sera remplacée par l’uracile dans l’ARN.
Les montants de notre échelle torsadée sont
des acides aminés. Il en existe 20, sur les 500
connus, entrant dans la composition de la vie
sur terre, tous de types lévogyre.
On les appelle des peptides quand leur nombre est inférieur à 50. Voilà
pourquoi on parle de liaisons peptidiques en ce qui concerne ces montants.
Ce sont des liaisons covalentes. Elles sont donc très solides.
Nous avons également vu que lorsque ces montants peptidiques
s’assemblent, le résultat est la formation et la libération d’une molécule
d’eau, H 2 O (le bloc du bas sur le dessin). Leur synthèse doit donc se faire en
dehors de l’eau.
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Pour séparer l’ARN de transfert (ARNt) du ribosome et libérer la protéine
formée, une enzyme y dépose une molécule d’eau. L’eau possède la
propriété de dissocier les molécules. L’assemblage des acides aminés dans un
milieu aqueux, telle que cette soupe pré-biotique, paraît fort improbable.
Dans les années 60, Sydney Fox, chimiste américain, tenta d’assembler des
acides aminés en les reliant de façon à former des peptides (chaînes de moins
de 50 acides aminés). Il obtint alors des chaînes qui ressemblèrent à des
protéines, qu’il nomma « protéinoïdes » et « coacervat ».
Pour y parvenir, il dut procéder par réaction de condensation en chauffant
les acides aminés en phase solide. Qui plus est, le mélange contenait des
acides aminés des deux types (lévogyre et dextrogyre). Vouloir synthétiser
des acides aminés dans un milieu aqueux, telle que cette soupe pré-biotique,
revient à vouloir construire un château de sable sous l’eau.
La métamorphose
Si la chenille et le papillon étaient deux espèces différentes et qu’on avait
trouvé des caractéristiques génétiques communes entre les deux, les
évolutionnistes auraient certainement échafaudé une multitude de scénarios
pour démontrer les différentes étapes évolutives conduisant à une nouvelle
espèce.
Pourtant la métamorphose de la chenille en papillon se fait en quelques jours
à l’intérieur de la chrysalide. Cela démontre que ces transformations n’ont
pas besoin de plusieurs millions d’années pour apparaître lorsqu’elles sont le
fruit d’une intelligence immensément supérieure à la nôtre et qu’elles ne sont
pas issues de petites métamorphoses évolutives plus ou moins réussies.
Si un être était capable d’inscrire dans les gènes des chenilles toutes les
informations leur permettant de se transformer en quelques jours en de
superbes papillons gracieux, ailés et colorés, se nourrissant de nectar, il devait
aussi être en mesure de créer toutes les espèces existant sur la terre à partir
d’un schéma commun. C’est ce qui explique la ressemblance entre les
espèces. Quand nous regardons un paon, ou un paradisier, nous sommes
émus par tant de beauté. Le hasard aveugle n’a pas le sens de l’esthétisme.
Toutes les espèces vivent sur la même planète, se nourrissent souvent des
mêmes produits, respirent le même air, il est donc normal qu’ils partagent
des points communs, tant sur le plan génétique que morphologique. Les
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évolutionnistes, malheureusement, auraient voulu qu’il en soit tout
autrement.
Les fruits se déclinent sous différentes variétés. Les plantes ne descendent pas
les unes des autres par de petites mutations, ou par adaptation. Une plante
placée dans un milieu pauvre en nutriments, ou continuellement agressée,
peut devenir un Bonsaï ou développer un système de défense. Mais la faculté
de s’adapter à un milieu particulier est déjà inscrite dans ses gènes. Une
plante, pas plus qu’un animal, n’a de pouvoir sur ses gènes.
Lorsque cela arrange les évolutionnistes, ils nous montrent comment les
dinosaures se sont rapetissés pour devenir des oiseaux. Dans d’autres
circonstances, ils nous expliquent comment un animal semblable à une souris
s’est développé, après la disparition des dinosaures, pour aboutir aux grands
mammifères d’aujourd’hui. L’imagination, on le sait, n’a pas de limite.
Malgré notre technologie et nos connaissances, nous ne parvenons toujours
pas, à partir de composés chimiques inertes, à créer une simple bactérie
capable de se subdiviser, de synthétiser les éléments dont elle a besoin, etc.
Nous prétendons savoir comment les choses se sont déroulées, mais sommes
incapables de reproduire en accéléré ce que le hasard a supposé faire au
cours du temps. Cette situation ressemble à celle d’un homme prétendant
que son ordinateur est issu de l’assemblage fortuit de composants
électroniques, mais se trouvant dans l’incapacité d’assembler ses constituants
posés sur une table pour reconstruire ce qu’il a prétendu être l’œuvre du
hasard. Les évolutionnistes se trouvent dans la même situation.
Des plantes et des animaux ont disparu depuis des millions d’années, d’autres
n’y sont plus par notre faute. Mais personne ne croit sincèrement au
processus inverse, même après des centaines de millions d’années, les
dinosaures n’ont aucune chance de réapparaître.
Que nous croyions, ou pas, en la théorie de l’évolution, nous sommes
parfois confrontés à travers la télévision, ou à partir d’expériences
personnelles, à des phénomènes paranormaux. Un évolutionniste
consciencieux est obligé d’admettre qu’il existe un monde immatériel, un
monde dont les êtres, ou esprits, sont dotés d’une intelligence, et d’une force
bien supérieure aux nôtres, un monde que les mutations génétiques et le
matérialisme ne peuvent expliquer. Pourquoi l’existence d’un être invisible,
créateur de toutes choses, serait-elle impossible ?
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Prenez un grand partisan de la théorie de l’évolution, tel que Richard
Dawkins, demandez-lui de passer seul, une semaine, ou même une nuit, dans
une vraie maison hantée, il est probable qu’il refuse. Dans le fond, personne
n’est parfaitement matérialiste. Ce sont souvent de simples défenseurs d’une
théorie absurde.
Les évolutionnistes ont seulement oublié de se poser les bonnes questions,
telle que : pourquoi ce Dieu ne se manifeste-t-Il pas ? Pourquoi ne punit-Il
pas les méchants, ou ne les dénonce-t-Il pas ? Ils ne cherchent pas vraiment à
trouver les bonnes réponses. Le but de ce livre sert surtout à cela.
Certaines capacités du cerveau humain témoignent d’un Créateur Certainess capacitéss duu cerveauu humainn témoignentt d’unn Créateurr C e r t a i n e c a p a c i t é d c e r v e a h u m a i t é m o i g n e n d’ u C r é a t e u C e r t a i n e s c a p a c i t é s d u c e r v e a u h u m a i n t é m o i g n e n t d’ u n C r é a t e u r
Un simple flagelle bactérien montre à quel point il est impossible que la vie,
aussi simple soit elle, soit le résultat de combinaisons hasardeuses d’éléments
chimiques inertes. Nous n’avons pourtant pas abordé l’étude de l’objet le
plus complexe que nous connaissons : le cerveau.
Entre le cerveau humain et celui de n’importe quel singe, il existe un abîme.
Si les singes d’aujourd’hui étaient inévitablement amenés à évoluer pour
devenir des êtres aussi intelligents que l’homme, que serions-nous dans un
avenir lointain ? Dans combien d’années croyons-nous que les singes
pourront construire des fusées et envoyer l’un des leurs sur la Lune et d’en
redescendre ? Peut-être, diriez-vous, la même durée qu’il a fallu à des singes
pour devenir des humains ? Malgré mon optimisme, je ne puis me résoudre
à croire que cela puisse un jour être possible.
Qui peut croire sincèrement que le cerveau soit l’aboutissement de
connexions hasardeuses entre neurones ? Le potentiel cognitif du cerveau
humain est infiniment plus grand que ce dont il a besoin pour stocker des
informations durant sa courte vie. Pourquoi l’évolution aurait-elle doté
l’homme d’un organe avec un potentiel qui va au-delà de ce dont il a
besoin ?
Si on devait débrancher les connexions neuronales du cerveau humain à
raison d’une synapse par seconde, cela prendrait 32 millions d’années.
Même si une génération ne durait en moyenne que 10 minutes, ou 600
secondes, et que le hasard exécutait un branchement synaptique par
génération, avec 100 % de chance de réussir du premier coup la bonne
connexion, la construction du cerveau humain prendrait plus de 19 milliards
d’années. Or, l’âge de l’Univers est estimé par les scientifiques entre 13 et 15
milliards d’années.
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Le hasard n’aurait pas disposé d’assez de temps pour produire le cerveau
humain. Qui plus est, il lui aurait fallu inscrire toutes ces informations dans
les gènes. Chaque aire du cerveau a une fonction bien définie, fonction
identique chez tous les êtres humains. Si l’une d’entre elles est endommagée,
vous pouvez perdre la vue, la mémoire, le goût, la motricité, etc.
Le plus extraordinaire, c’est que chaque partie du corps est cartographiée
dans le cerveau, ou y possède une correspondance sensitive, depuis les orteils
jusqu’au sommet de la tête, en passant par nos autres membres. C’est ce qui
explique les douleurs fantomatiques d’un membre amputé.
Si une jambe n’a pas été cartographiée dans le cerveau, la personne la
considérera comme un corps étranger. Il arrive que ces personnes
demandent à être amputées d’un membre pourtant sain. Des animaux,
peuvent aussi en souffrir.
Les évolutionnistes affirment que nous sommes le résultat de combinaisons
hasardeuses de la matière inerte, en partant de simples bactéries à une phase
simiesque, avant de devenir ce que nous sommes aujourd’hui. La Bible, en
revanche, enseigne que l’homme a régressé par rapport à ses aptitudes
physiques et spirituelles initiales, cela en châtiment à la rébellion du premier
couple d’humains, d’où la maladie et la mort. Là encore, les faits donnent
raison à la Bible.
Lors de l’épissage de l’ARN pré-message, seul un faible pourcentage des
informations génétiques est conservé. Personne ne peut dire à quoi servent,
ou à quoi servaient ces informations, ni pourquoi elles sont devenues
inopérantes, ou obsolètes.
Des génies dans des domaines divers, tels que l’art, la musique, les
mathématiques, les calculs mentaux, la mémorisation de données, sont un
témoignage des capacités initiales de notre cerveau. L’allemand Rudiger
Gamm, par exemple, est capable d’effectuer entre 20 et 30 opérations à la
seconde.
Pour le britannique Daniel Tammet, les chiffres ne sont pas que des nombres,
ils ont une couleur, une texture, une forme. En les associant, il obtient une
autre forme qui correspond toujours au résultat exact de l’opération. Quelles
que soient les causes de ses sensations, cela prouve que le cerveau humain a
été conçu pour effectuer des calculs complexes. Ce n’est pas en apprenant à
estimer le nombre de prédateurs et de proies que le cerveau des animaux
aurait évolué pour se doter de telles capacités.
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L’autiste américain Kim Peek mémorisa les 12 000 livres qu’il avait lus. Il
pouvait lire une bibliothèque entière et retenir presque tout sans le moindre
effort. Sans avoir appris le solfège, ni à jouer d’un instrument de musique, il
jouait au piano toutes les chansons et toutes les mélodies qu’il entendait, y
compris de la musique classique.
Pour le mettre à l’épreuve, on lui demanda de lire huit pages d’un livre, ce
qu’il fit en moins d’une minute. Deux heures plus tard, il était en mesure de
réciter 98 % de ce qu’il avait lu, y compris de donner le numéro de la page.
Il ne fait aucun effort de mémorisation. A quatre ans il mémorisait 8 volumes
d’une encyclopédie, les réseaux routiers et téléphoniques des Etats-Unis. En
arrivant dans un lieu public, à partir de l’inscription du nom et du prénom
de la femme sur son badge, il était en mesure de lui dire quel était son
numéro de téléphone.
Certains ont acquis de telles capacités suite à un accident cérébral, entraînant
de nouvelles connexions neuronales entre les différentes aires de leur
cerveau. D’autres, comme Rudiger Gamm, ont un cerveau génétiquement
construit ainsi. Mais va-t-il forcément transmettre cette capacité bénéfique à
ses enfants, puis au reste de l’humanité dans le futur ?
Cette probabilité est extrêmement faible, voire proche de zéro. Pourtant,
c’est ce sur quoi les évolutionnistes fondent leur théorie : une petite
modification génétique bénéfique survenue sur un membre de l’espèce, puis
transmise automatiquement à ses descendants de génération en génération
avant d’affecter l’espèce toute entière et l’obliger à évoluer peu à peu vers
une autre espèce.
La balle de baseball qui a atteint Orlando Serrell au côté droit de sa tête, le
15 janvier 1979 a provoqué des lésions qui ont poussé son cerveau à
produire de nouvelles connexions qui n’étaient pas programmées
génétiquement à l’origine. Il a donc développé des aptitudes non communes
au reste de l’humanité.
Beaucoup de ces autistes savants sont dotés d’une grande mémoire. Certains
possèdent une connaissance extraordinaire des dates associées aux jours de la
semaine. En leur donnant une date remontant à 200 ans dans le passé, ou
dans le futur, ils sont en mesure de lui associer le jour de la semaine, cela
sans l’avoir appris et sans le moindre effort. La théorie de l’évolution ne
saurait pas l’expliquer.
Toutes les aptitudes cérébrales que nous venons de citer, associées à une vie
sans fin et à la capacité d’éprouver un bonheur immense dans des choses
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simples de la vie, montrent ce qui aurait dû être normal et courant chez tous
les hommes sans le péché dont parle la Bible. Que ces aptitudes géniales
soient le fait d’un accident ou pas, cela montre que le cerveau de chacun de
nous possède un potentiel infiniment plus grand que celui qu’il exploite.
L’homme a potentiellement régressé.
Cette théorie, que les évolutionnistes ont essayé de nous vendre à tout prix
depuis Charles Darwin, pour gagner la course à l’explication de la vie, n’était
qu’un cheval mort et empaillé, qu’ils tentent encore aujourd’hui de faire
tenir debout.
Auteurs : Christian's David's Family, Suisse
Texte extrait du livre La Science, Dieu Et Les Livres Sacrés, Volume 1, pages 25 à 37.
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