Théologie 101 - Religions comparées - Le caractère sacré d’un livre dépend-t-il de son ancienneté ?


Théologie 101 - Religions comparées - Le caractère sacré d’un livre dépend-t-il de son ancienneté ?




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Un djihadiste verbal affirme sur internet que l’écriture de la Bible hébraïque
débuta mille deux cent cinquante ans avant Jésus, et que la plus ancienne
Bible connue remonte au huitième siècle après Jésus, soit vers 750 de notre
ère. En fait, il reproche aux juifs de n’avoir pas gardé l’original pour prouver
que la Bible n’a pas été falsifiée. Il fait croire à l’auditoire que pendant deux
mille ans la transmission de la Bible fut entièrement orale, entrainant
forcément une altération du message divin.

Il poursuit : « Il y a combien de temps entre les deux ? Il y a deux mille
ans. Nous n’avons aucun écrit aux jours d’aujourd’hui durant les deux mille
ans, nous n’avons aucune trace de ce livre-là ».
Ses propos sont tendancieux, car ils visent à faire croire que les juifs étaient
totalement coupés de leurs écrits sacrés avec la destruction du temple par les
Romains, jusqu’à leur réapparition comme par miracle plus d’un siècle après
Mahomet. A ses yeux la Bible n’est plus digne de foi, elle ne peut donc plus
être utilisée en tant que parole de Dieu. Les djihadistes verbaux utilisent ces
accusations comme prétexte pour ne tenir aucun compte des textes bibliques
qu’on leur présente.

Tout juif, ou tout chrétien aurait aimé savoir quels versets ont été falsifiés et
quels sont ceux qui ne l’ont pas été. Curieusement, ils sont incapables de le
dire. Pourtant ils utilisent volontiers des textes bibliques lorsqu’ils appuient
leurs propres idées. Comment peuvent-ils savoir qu’ils ne sont pas eux aussi
falsifiés ? On se rend compte que ces accusations n’ont aucun fondement.
Elles ont été formulées dans le seul but de légitimer le Coran. Ils sont
incapables de dire quand et pourquoi les juifs auraient falsifié les écritures
saintes. Ils jouent sur des divergences trouvées çà et là entre différentes
versions pour dire qu’il y a eu falsification.

L’homme, en effet, est faillible. Même en retranscrivant le livre le plus parfait
qui soit, surtout dans une langue étrangère, il peut commettre des erreurs.
De ce fait, ce n’est pas une différence de deux vases entre deux récits qui
prouve qu’un livre ne vienne pas de Dieu ou qu’il ait été falsifié. D’autant
plus qu’il s’agit toujours de faits historiques rapportés par des humains, et
non des commandements, ou des prophéties.

Pour eux, chaque départ des juifs en captivité signifiait une rupture totale
avec la Bible d’origine. Savent-ils que la Bible était sous forme de rouleaux
séparés et que des particuliers pouvaient se procurer l’un de ces rouleaux ?
Juste après le retour des juifs de la captivité de Babylone après soixante-dix

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ans, Néhémie chapitre VIII raconte que pendant la fête de Pâques, le prêtre
Esdras lut aux israélites à Jérusalem la loi de Moïse.

Ils n’étaient jamais coupés de leurs livres saintes. C’était les dernières choses à
oublier lorsqu’ils partaient en exile. L’un des plus grands prophètes de
l’ancien testament, Daniel, lisait le prophète Jérémie alors qu’il était en exile.
Il déclare :

« Dans la première année de Darius le fils d’Assuérus de la semence des
Mèdes, qui avait été fait roi sur le royaume des Chaldéens ; dans la
première année de son règne, moi, Daniel, je discernai par les livres le
nombre des années au sujet desquelles la parole de L’Eternel était
venue à Jérémie le prophète, pour accomplir les dévastations de
Jérusalem, à savoir soixante-dix ans. Alors je tournai ma face vers
l’Eternel, le vrai Dieu, afin de le rechercher par la prière et par les
supplications … » Daniel 9:1 à 3.

En prétendant que le manuscrit le plus ancien de la Bible hébraïque date de
plus de cent ans après Mahomet, cet apologiste du Coran laisse planer l’idée
que celui-ci ne pouvait pas s’y référer pour écrire le Coran. Par conséquent,
tout ce qu’il disait devait venir forcément de l’ange Gabriel. Ces gens
entretiennent le mensonge, comme leurs pères et les pères de leurs pères
avant eux, jusqu’au fondateur de cette religion.

Comment peut-on avoir confiance dans des gens qui autorisent le mensonge
lorsqu’il s’agit de défendre sa religion ? En réalité, ce djihadiste verbal parle
de la Bible sous sa forme complète, réunie en codex manuscrit, mais omet
volontairement de le dire à l’auditoire.

On peut souligner deux choses : la première, c’est que Mahomet côtoyait les
Nazaréens, appelés Judéo-chrétiens. Eux, en revanche, possédaient et lisaient
le Pentateuque, tout comme les juifs, mais ne disposaient pas des livres
prophétiques. C’est peut-être ce qui explique pourquoi les prophéties
bibliques sont aussi absentes du Coran, mais pas les récits moins importants,
comme celui de Joseph, de David, etc., que l’on retrouve dans le
pentateuque dont disposaient des nazaréens.

Mahomet fréquentait leurs veillées nocturnes. Il suffit de lire sourate 25:4, 5
pour s’apercevoir que ses contemporains étaient au courant de cela. Mais
Mahomet s’en défend à travers Allah en disant :

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« Les dénégateurs ont dit : ‘ce n’est là qu’une mystification, qu’il
combine en se faisant aider par un groupe d’autres gens’. Ils se sont
ainsi rendus coupables d’une calomnieuse agression. Ils ont dit encore :
‘Fables d’anciens : il les consigne sous dictée au commencement et à la
chute du jour’. »

Le Coran est-il descendu du ciel en une nuit avec ces propos défensifs, ou
bien Mahomet adaptait-il ses écrits en fonction des reproches formulés
contre lui ?

Un ex-djihadiste verbal converti au christianisme, ex-imam et ex-secrétaire
général de l’assemblée internationale des experts théologien, et ex-fondateur
de l’assemblée des musulmans de Corse, Monsieur Rachid Birbach, a reconnu
avoir vu tout ce que Mahomet faisait de mal, mais qu’il ne pouvait le
condamner, exactement, dit-il, comme lorsqu’on a un enfant qui agit mal et
qu’on refuse de l’admettre malgré l’évidence.

Il raconte qu’au Parlement Européen une femme lui a fait remarquer que le
Coran ordonne au mari de frapper sa femme. Il précisa :

« Mais moi, à l’époque, quand j’étais imam, je disais : « non, non, non ;
vous ne comprenez pas l’arabe, ce que Dieu dit, c’est de donner
l’exemple. On sait que c’est vraiment frapper, mais on jouait sur les
mots pour dire que ce n’est pas vrai, que c’est autre chose ; tout
simplement parce que l’islam…On était là pour le défendre. » Il dit
encore : « C’est ce qui existe vraiment (chez) les musulmans. »

Avant de tromper les chrétiens, l’islam trompe avant tout les musulmans
eux-mêmes. Ils sont les premières victimes de Mahomet, des califes, et des
imams. Une religion qui prend racine dans le mensonge, qui se propage dans
la violence et la guerre, qui fleurit dans la tromperie, ne peut en aucun cas
venir de Dieu, Celui qui déclare que les menteurs n’hériteront pas de son
royaume (Apocalypse 21 : 7, 8).

Les juifs, tout comme les judéo-nazaréens, possédaient et la lisaient la Torah.
Ils avaient reçu l’ordre de Moïse de la lire au peuple tous les sept ans.

Sous Ezra, vers 538 avant Jésus, après la sortie des israélites de la captivité de
Babylone, la lecture de la Torah devint plus fréquente, à raison de trois
lectures, au moins par semaine dans les synagogues. Cela a dû perdurer, car
Flavius Joseph et le philosophe Philon d’Alexandrie, tous deux du premier

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siècle, mentionnèrent que les judéens se rassemblèrent dans les synagogues
où ils s’adonnèrent à la lecture de la Torah. En actes 15:21, nous lisons :

« Car, depuis bien des générations, Moïse a dans chaque ville des gens
qui le prêchent, puisqu’on le lit tous les jours de sabbat dans les
synagogues. »

Nous avons la preuve écrite que Jésus lisait des passages bibliques dans des
synagogues. Dans l’évangile de Luc, on lit ceci :

« Et il vint à Nazareth, où il avait été élevé ; et, selon son habitude le
jour du sabbat, il entra dans le synagogue, et il se leva pour lire. On lui
remit alors le rouleau du prophète Esaïe, et il ouvrit le rouleau et trouva
l’endroit où il était écrit : « L’esprit de l’Eternel (YHWH) est sur moi,
parce qu’Il m’a oint pour annoncer de bonnes nouvelles aux pauvres, pour
(…) » 4:16.

Il y a-t-il Ill y a--tt--ill I y a I l y a-t- des raisons de douter du Nouveau Testament dess raisonss dee douterr duu Nouveauu Testamentt i d e r a i s o n d d o u t e d N o u v e a T e s t a m e n i l d e s r a i s o n s d e d o u t e r d u N o u v e a u T e s t a m e n t ? ? ? ?

Des ouvrages de grands auteurs classiques de l’antiquité nous sont parvenus,
sans qu’on ne doute de l’authenticité de leur contenu. Aucun d’eux n’est
autant attesté par des sources externes que le Nouveau Testament. Malgré
les nombreux critiques formulés contre lui, il reste le livre qui présente le plus
haut degré de fiabilité. À titre de comparaison, l’Iliade poèmes épiques dont
l’épopée se déroule pendant la guerre de Troie, et comportant environ
15 000 vers, date de 750 ans avant Jésus. Nous ne possédons aucun original
de cet ouvrage. La copie la plus ancienne qui nous est parvenue remonte au
IX siècle après Jésus, soit plus de 1500 plus tard.

Des dénégateurs du Nouveau Testament prétendent qu’il a été mis par écrit
200 ans après les faits, et que par conséquent, les rédacteurs pouvaient écrire
n’importe quoi sans risquer d’être contredits par des témoins oculaires. En
outre, on affirme que le Nouveau Testament dont nous disposons n’est que
la copie de copie dont on ne peut prouver l’authenticité.

Certes, le codex SINAITICUS qui contient le Nouveau Testament remonte à
environ 250 ans après les faits, mais il est tiré de copies et de rouleaux plus
anciens. Le livre que vous lisez ne sera peut-être plus là dans 100, vous
achèterez probablement un autre. Les évangiles ne sont pas des mythes
comme ceux trouvés dans d’autres livres. En comparaison, bien avant l’islam,
la Bible existait sous forme reliée, appelée codex.

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Pourquoi la Bible serait-elle moins fiable que la poésie d’Aristote, écrite vers
340 avant Jésus ? Elle n’est connue que par cinq copies, dont la plus vieille
est faite 1400 ans après l’original. La guerre de Gaule de Jules César ne nous
est parvenue qu’à travers 10 copies, datant de 1000 ans après l’original ; soit
un espacement de l’original 5 fois plus grand par rapport au Nouveau
Testament.

Mais la grande différence d’avec le Nouveau Testament, est le nombre de
copies. Même si de nombreuses bibles chrétiennes ont été brûlées par un édit
de l’Empereur romain Dioclétien en 303 après Jésus, on a retrouvé 5 000
manuscrits du Nouveau Testament écrits dans la langue grecque d’origine. Si
on y ajoute les traductions dans les autres langues, telles que l’araméens, le
Copte, etc., on arrive à 24 000 manuscrits. Ils sont datés du deuxième au
quatrième siècle.

Ces copies de différentes langues et de différentes régions permettent aux
chercheurs de procéder à des comparaisons très étendues. Le Coran n’offre
pas cette possibilité, car certains califes faisaient brûler les Corans de leurs
prédécesseurs et mettaient à mort celui qui conservait un exemplaire dans sa
maison. Ils devaient avoir peur des comparaisons.

Ces milliers de manuscrits bibliques permettent d’écarter des copies erronées,
ou d’éventuelles malfaçons volontaires. C’est ainsi que de nombreux
apocryphes ont été écartés, tout en restant consultables. Aucune logique ne
permet de donner priorité à un manuscrit racontant que Jésus parlait dans
son berceau, qu’il donnait vie à des oiseaux de boue, ou qu’il naquit sous un
palmier dattier, alors que les autres manuscrits n’en font aucune mention, ou
donnent tous un même lieu de naissance.

Ces milliers de copies forment un rempart solide contre toute falsification du
texte d’origine. Les experts reconnaissent qu’aucun document de l’antiquité
n’est aussi bien attesté que le Nouveau Testament. Mais quelles preuves
solides disposons-nous pour dire que l’écriture du Nouveau Testament
remonte à une date plus proche des événements que celle donnée par
certains critiques ?

En 140 après Jésus-Christ, Marcion, un hérétique, mentionna onze des vingt-
sept livres du Nouveau testament, en l’occurrence : l’évangile de Luc, les
épitres de Paul, à l’exception des deux lettres à Timothée, à Tite et des lettres
aux Hébreux.

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Un autre indice : Polycarpe, un disciple de l’apôtre Jean, celui qui reçut la
vision de l’Apocalypse, a rédigé une lettre aux croyants de la ville de
Philippe dans laquelle il mentionne tous les livres du Nouveau Testament.
Cette lettre a été rédigée entre 110 et 135.

En l’an 96 après Jésus, Clément de Rome cite dans une de ses lettres
l’évangile de Matthieu, celui de Jean et la première lettre de Paul aux
Corinthiens. Pour que ces livres soient déjà si populaires déjà en 96, ils
durent faire l’objet d’une rédaction plus tôt qu’on ne le dit. Cela prouve que
la totalité des livres du Nouveau Testament a été rédigée du vivant de
certains témoins principaux. Ce qui réfute les accusations de rajouts tardifs
après la mort de tous les témoins oculaires des faits. On a retrouvé en Egypte
des fragments de l’évangile de Jean datant de 125 après Jésus.

Par ailleurs, il existe 36 000 fragments des livres du Nouveau Testament. Les
experts reconnaissent que même si tous les livres du Nouveau Testament
venaient à disparaître, on pourrait reconstituer l’ensemble du Nouveau
Testament à partir de ces fragments. John Robinson, un expert, pense que la
plus grande partie du Nouveau Testament fut rédigée entre les années 40 et
65 après Jésus. Les attaques et les accusations portées par de nombreux
djihadistes verbaux contre la Bible, ne servent qu’à renforcer la foi des
musulmans dans le Coran et surtout dans leur prophète.

En effet, beaucoup croient que Mahomet fut un vrai prophète. Ils se basent
sur des récits bibliques qu’il fit écrire dans le Coran. Ils se demandent
comment pouvait-il connaitre ces histoires, lui qui ne savait pas lire. Mais il
savait écouter. C’est pourquoi certains récits bibliques sont éparpillés un peu
partout dans le Coran. Par ailleurs, les califes, n’étaient pas très scrupuleux.
L’idée qu’on peut tout faire pour défendre sa religion pouvait leur donner
le droit de compléter ultérieurement le Coran à partir de la Bible, des livres
apocryphes et du Talmud juif.

Certains textes du Coran prouvent qu’ils ne pouvaient pas avoir été écrits
par Dieu ni par Mahomet. C’est le cas de sourate 17 : 1 déclarant :

« Gloire et Pureté à Celui qui de nuit, fit voyager Son serviteur
[Muhammad], de la Mosquée Al-? aram à la Mosquée Al-Aq ? a, dont nous
avons béni l’alentour, afin de lui faire voir certaines de nos merveilles.
C’est Lui, vraiment, qui est l’Audient, le Clairvoyant »

Si Mahomet décéda en 632 et que la Mosquée d’Al-Aqsa débuta après sa
mort, sous le calife Omar ibn Al-Khattâb, en 679. Il est évident qu’il s’agit de

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l’un des ajouts effectués lors des remaniements d’un calife. Cette histoire fut
inventée peut-être des siècles plus tard par des gens qui n’ont pas tenu
compte de la chronologie.

L’absence de l’original d’un livre ne prouve pas qu’il soit falsifié. Par ailleurs,
l’originalité n’est pas synonyme de vérité. Le Coran lui-même est un livre qui
inspire le doute, il est dénué de prophéties, rempli de contradictions et
d’erreurs scientifiques. On a fait croire aux musulmans que le codex du
Coran se trouvant en Egypte est l’un des originaux fait par d’Othman, mais il
n’est qu’une copie récente.

En comparaison, entre 1947 et 1956, on a trouvé parmi les manuscrits des
grottes de Qumran une copie presque complète du livre d’Esaïe,
probablement les mêmes textes que lisait Jésus dans le temple. Certains
remontent au deuxième et troisième siècle avant Jésus. Ils ne présentent
pourtant aucune différence majeure et encore moins doctrinale avec le livre
d’Esaïe d’aujourd’hui. Pourtant le Coran interdit sa lecture. N’est-ce pas
curieux ?

Doit-on juger les manuscrits en fonction de leur ancienneté ? Non. Si on ne
retrouve pas de Torah encore plus ancienne, c’est parce que les juifs ne
vénéraient pas les choses du passé. A propos des rouleaux de la Torah qu’on
vient de trouver à Bologne en Italie datant du XIIe siècle de notre ère, le
professeur de judaïsme, Mauro Perani de l’université de Bologne déclare :
« Ce genre de rouleau est très rare, car quand un texte de la torah est abîmé,
il perd sa sainteté et ne peut plus être utilisé. Il est alors détruit. »

Pour un seul texte abîmé, tout le rouleau était remplacé. Comme on devait
le faire assez souvent, on prenait des précautions drastiques pour reproduire
systématiquement les mêmes termes. Il en était de même de la moindre
erreur trouvée dans un manuscrit.

Comme pour le Nouveau Testament, compte tenu du nombre de
synagogues qu’il y avait en Israël et dans tout l’Empire grec et romain, pour
que tous les livres concordent dans leurs falsifications, il aurait fallu intervenir
sur chacun d’eux, ce qui était en pratique impossible. Des musulmans
consciencieux, comme l’imam Fakhr al-Din, le reconnaissent.

Ali Amin, dans son livre (Doha Al Islam) : (La matinée de l’Islam) première
partie page 358 reconnaît que c’est également le point de vue d’un groupe
d’experts en étude des révélations et spécialisés en jurisprudence et
linguistique. Sa conclusion est :

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« …Par conséquence toute connivence pour des altérations et
modifications dans toutes les copies est strictement impossible. Dans le
cas contraire, pas une seule copie dans le monde n’aurait échappé à
l’altération et à la modification. Donc l’altération aurait été uniforme
partout. Ceci est logiquement impossible, et toute personne raisonnable
ne peut accepter une telle assertion. »

Par ailleurs, même si la Bible ne circulait pas sous sa forme actuelle, les gens
les plus aisés et même des étranger pouvaient se procurer des rouleaux d’un
ou de plusieurs livres de la Bible faits par des copistes, probablement des
copistes reconnus et agréés. Ils pouvaient facilement se déplacer avec leur
manuscrit et comparer ce qu’ils lisaient avec ce qu’ils entendaient dans le
temple, ou dans des synagogues. Le livre des Actes nous en apporte une
preuve. Il relate :

«… Cependant l’ange de l’Eternel parla à Philippe, en disant : ‘Lève-toi et
va vers le sud, sur la route de Jérusalem à Gaza. » Sur quoi il se leva et
partit, et voyez, un eunuque éthiopien, un homme au pouvoir, sous
Candace, reine des Ethiopiens, et qui était préposé à tout son trésor. Il
était allé à Jérusalem pour adorer, mais il s’en retournait et il était
assis sur son char et lisait à haute voix la prophétie d’Esaïe.

« Alors l’Esprit dit à Philippe : ’Avance-toi et joins-toi à ce char’.
Philippe courut et entendit l’éthiopien qui lisait à haute voix Esaïe, le
prophète, et il dit : ‘Est-ce que tu comprends vraiment ce que tu lis ?‘ Et
il dit : ’Mais comment le pourrais-je jamais, si quelqu’un ne me guide ?’
Et il pria instamment Philippe de monter s’asseoir avec lui. Or, le
passage qu’il lisait à haute voix était celui-ci :

« Comme un mouton, il a été mené à l’abattage, et comme un agneau qui
est sans voix devant son tondeur, ainsi il n’ouvre pas la bouche. Durant
son humiliation le jugement lui a été enlevé. Qui racontera les détails de
sa génération ? Parce que sa vie est enlevée de la terre. En réponse
l’Eunuque dit à Philippe : ’je t’en prie, de qui le prophète dit-il cela ? De
lui-même ou de quelqu’un d’autre ? […] »

C’était une prophétie annonçant la mort de Jésus. Certes, les gens ne
pouvaient pas avoir l’ensemble de la Bible sous forme de codex, ce qui
aurait été très difficile à transporter, et aurait coûté très cher, mais ils

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pouvaient, en fonction de leurs moyens, posséder un ou plusieurs livres sous
forme de rouleau. Mais comme toujours, là où il y a de l’argent à gagner, il
y a aussi des contrefacteurs. Des évangiles et d’autres apocryphes hébraïques
circulaient aussi. Mais on pouvait faire confiance aux reproductions des
scribes du temple et des synagogues.

Pour ce djihadiste verbal, on aurait dû retrouver une bible complète
remontant du temps de Moïse. Mais c’est absurde. Etant donné que ce n’est
pas ainsi et que la Bible ne concorde pas avec les sources où le Coran a puisé
ses récits, il en a déduit, comme ceux qui ont écrit le Coran, que la Bible a
été falsifiée.


Des tentatives de falcifications


Certains essayèrent de modifier la Bible à leur convenance, mais cela fut
remarqué. La Bible dite Samaritaine est une copie de la torah. Entre le IVe et
le IIe siècle avant Jésus-Christ l’un de leurs copistes a ajouté à la fin de
l’Exode 20 : 17 :

«… à Ar-Garizim. Et là, tu devras bâtir un autel. » Mais l’ajout ne passa
pas inaperçu. Ce qu’il voulait, c’était justifier la construction d’un temple à
Ar-Garizim pour concurrencer le temple de Jérusalem et empêcher que les
Samaritains se rendirent à la capitale pour adorer (Jean 4 : 19 à 20). Mais le
temple qu’ils y avaient construit (vers 332 av. J.-C.) fut détruit par les juifs
quelques années plus tard. Même à cette date-là, il était difficile de falsifier la
Bible.

Plus près de nous, juste quelques siècles avant l’islam, un trinitaire a ajouté à
I Jean 5:7 ces mots : « dans le ciel : le Père, le verbe et l’Esprit ; et ces
trois sont un ». Cette phrase a été ajoutée dans la vulgate latine. Les
premières versions de la Bible de crampon, traduites de la vulgate latine ont
reproduit cet ajout. Mais la supercherie fut également démasquée. En effet,
ce passage est absent de tous les manuscrits des versions anciennes (en langue
syriaque, copte, arménienne, arabe, slave, etc.) Cette phrase a dû être
enlevée des nouvelles versions de Crampon.

Même si tous les chrétiens du premier siècle ne pouvaient pas s’acheter le
nouveau testament dans sa totalité, les églises chrétiennes, ou les
congrégations, devaient posséder des manuscrits racontant le récit de la vie
de Jésus. L’évangile de Luc commence ainsi :

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« Beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se
sont accomplis parmi nous, d’après ce que nous ont transmis ceux qui,
dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la
Parole. C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec
précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le
début, d’écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi, afin que
tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as
entendus.

Il existait donc, dès le début, en plus des témoignages verbaux
enseignés dans les réunions chrétiennes, beaucoup d’écrits sur la vie de
Jésus et de ses apôtres. Les chrétiens n’ont pas attendu des décennies,
comme c’est le cas du Coran, pour questionner des tierces personnes
pour savoir ce qu’elles avaient pu entendre de Mahomet.

Or, personne ne pouvait certifier qu’elles étaient présentes lorsque
celui-ci dictait les sourates à ses scribes. On ne pouvait pas être sûr
que la personne ne fabulait pas. Si la phrase était belle et s’orientait
dans le sens qu’on attendait elle faisait l’affaire. Tout était basé sur :
« J’ai entendu quelqu’un dire que telle personne racontait que le
prophète avait déclaré ceci ou cela… ».

C’est comme si les apôtres qui étaient constamment avec Jésus
questionnaient la foule des décennies plus tard pour savoir ce que chacun
avait pu entendre des sermons du Christ. Mahomet faisait-il des discours
publics ? Etait-il entouré de gens au moment où il dictait des versets du
Coran à ses scribes ? Ces fabulateurs ont eu l’audace de prétendre que le
Coran est exactement ce que Dieu avait commandé à l’ange Gabriel de
dicter à Mahomet.

Sami Aldeeb, (Juriste international, professeur des Universités, et directeur du
Centre de Droit Arabe et Musulmans, le seul qui ait osé écrire un coran en
arabe selon la chronologie des soi-disant révélations des sourates, déclare:
« J’ai lu au moins 10 000 livres dans ma vie, je n’ai pas trouvé un seul
livre désordonné comme le Coran. »

Ce n’est pas étonnant, car ce livre a été fait en grande partie par les
musulmans eux-mêmes. Si les califes n’avaient pas pris soin de recueillir les
propos des uns et des autres, le Coran serait réduit à ces quelques feuillets

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cachés sous le lit d’un homme. Peut-on traiter avec autant de légèreté des
paroles émanant de Dieu ? La manière dont Mahomet traitait ces manuscrits
en dit long sur leurs sources.

Imaginons seulement la scène : on fit approcher quelqu’un devant le calife,
ou devant l’un de ses émissaires, afin qu’il racontât les propos d’un ami, qui
aurait entendu quelqu’un dire ce que son père avait entendu de Mahomet.
Et de fil en aiguille, on en est venu à écrire un livre totalement désordonné,
dont on prétend qu’il est tel qu’un ange l’avait révélé à Mahomet, et qu’un
exemplaire se trouve auprès de Dieu.

On peut comprendre alors pourquoi il existait plusieurs Corans. Les
différences étaient tellement flagrantes qu’Uthman a dû intervenir pour
supprimer quelques-uns d’entre eux et n’en garder qu’une version. Son geste
n’avait rien à voir avec la manière de prononcer les mots, comme on veut
nous le faire croire. Les Corans étaient très différents. Son geste lui coûta la
vie, car deux des versions qu’il a détruites étaient supposées venir de gens
qui côtoyaient Mahomet. Ce n’est que sous Abd Al-Malik (685 – 705), calife
omeyyade, que des points diacritiques ont été ajoutés pour fixer la lecture et
la prononciation.

Des textes ont été supprimés, d’autres ont été ajoutés. Il y avait même des
versets sur l’allaitement d’un homme adulte. Dans Sahih Muslim, Aïcha
rapporte qu’il a été révélé dans le Coran un verset disant que dix
allaitements rendaient le mariage illégal, mais que ce verset a été abrogé à
cinq allaitements. Aujourd’hui il a totalement disparu du Coran. Cela signifie
que lorsque ces paroles ont été rapportées, il y avait encore le texte parlant
de cinq allaitements. À chaque remaniement les anciens Corans furent
détruits. Le Coran le plus ancien et le plus complet est le manuscrit de Sanaa
trouvé au Yémen.

Des allemands furent appelés pour les étudier. Mais les autorités Yéménites
comprirent vite que ce fut une erreur. Ils eurent néanmoins le temps de
prendre quelques clichés. Le fait que des sourates manquent, prouve qu’elles
ont été ajoutées tardivement dans le Coran actuel. Par exemple, la fin de la
sourate 48 manque et la sourate 49 débute au verset 12. De la sourate 26 à
47, il manque 10 sourates. Dans un autre manuscrit ancien se trouvant à
Berlin, il manque 6 sourates. Nous sommes loin d’un Coran descendu du ciel
et gardé sous la protection d’Allah. Il y a parfois des absences de transition :
des versets qui sont déposés entre deux autres versets sans aucun lien entre
eux. Prenons Sourate 8 : 5.

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4 - « Ceux-là sont, en toute vérité les croyants : à eux des degrés
(élevés) auprès de leur Seigneur, ainsi qu’un pardon et une dotation
généreuse. »

5 - « De même, c’est au nom de la vérité que ton Seigneur t’a fait sortir
de ta demeure, malgré la répulsion d’une partie des croyants. »

(Il manque au début du verset 5 quelque chose qui ressemble à « tout
comme »). Un autre exemple : Sourate 4 : 3 déclare :

« Et si vous craignez de n’être pas juste envers les orphelins, … Il est
permis d’épouser deux ou trois ou quatre, parmi les femmes qui vous
plaisent, mais si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors
une seule ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas
commettre d’injustice… »

Trois points de suspension ont été ajoutés par l’auteur pour indiquer une
absence ; mais généralement cela ne se fait pas. Sami Aldeeb a fait ce
commentaire lors d’une interview :

« On a posé la question à un des imams chiite, il a dit qu’entre le premier
et le deuxième paragraphe du Coran, ‘il y a de nombreux versets qui ont
été perdus’ : Carrément ! Carrément ! (…) Les commentateurs essaient
un peu de justifier la présence des orphelins dans cela ; et vous avez 20
à 30 commentaires contradictoires à ce verset. Ils n’osent pas dire que,
malheureusement, une partie du verset est perdue. Vous voyez ? Et ce
n’est pas le seul cas. Dans le Coran, on peut estimer le nombre des
versets qui ont des lacunes à 700. »

L’islam est comme un produit factice qui, pour se vendre, a besoin d’une
forte publicité mensongère. C’est ce qui explique tous ces mythes autour de
cette religion, comme celui d’un Coran tombé du ciel, un Coran incréé, un
livre parfait, inaltérable et clair, préservé par Allah.

Sans oublier la menace de l’Enfer qu’on fait planer sur ceux qui osent douter
d’un homme, d’un bel exemple, dont on prétend qu’il était incapable de
mal agir, et qu’il aurait parcouru sept cieux en une nuit.

Les djihadistes verbaux, de leur côté, pour sauver cette imposture, s’attachent
à trouver des soi-disant révélations scientifiques dans leur livre. Par ailleurs,

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des extraits intrus ont été rajoutés en fin de phrase pour lui donner plus de
force et satisfaire au besoin des rimes. Mais aucun imam n’ose parler de
rajouts ultérieurs.

L’ancienneté des manuscrits n’est pas un gage de leur véracité ni de leur
inspiration divine. Tout pouvait être faussé dès le début, comme le prouve le
Coran. Ramener les autres sur le terrain de l’originalité, tend à faire oublier
le reste, c’est-à-dire le manque de preuves de la source divine du Coran.

Luc, l’un des rédacteurs de l’évangile a employé l’expression « Beaucoup ont
entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi
nous … » Voilà pourquoi on peut supposer que certains manuscrits étaient
plus dignes de foi que d’autres. Un tri était donc indispensable. C’est la
raison pour laquelle les évangiles les plus concordants ont été retenus ; à
savoir, Matthieu, Marc, Luc et Jean. Ils se complètent, mais il n’y a pas
quatre évangiles.

On ne pouvait pas, par exemple, faire entrer dans le canon biblique un livre
racontant que Jésus, enfant, donnait vie à des oiseaux de boue et que nul ne
se rendait compte de la grossesse de Marie, qu’un palmier dattier se penchait
pour donner à manger à Marie, ou que Jésus parlait dès la naissance dans
son berceau ; alors qu’aucun des autres livres n’en a fait mention.

Ce n’était pas des anecdotes, des détails que les autres rédacteurs pouvaient
passer sous silence ou oublier. Des prétendus chrétiens ont dû faire parler
leur imagination à défaut de trouver des évangiles authentiques.
Paradoxalement le Coran partage ces récits avec ces apocryphes chrétiens,
qui circulaient plus facilement.

Puisque les chrétiens n’appuient pas la conséquence de leurs mégardes, et
croyant naïvement que le Coran a été dicté mot pour mot par l’ange Gabriel
à Mahomet, et non raconté par les nazaréens, ils ont donc conclu que les
chrétiens ont retranché une partie de la parole de Dieu.

La question est : pour quelle raison auraient-ils agi ainsi ? Que gagneraient-ils
à cacher que Jésus donnait vie à des oiseaux de boue, mais ressuscitait des
morts ? Laissons-leur le bénéfice de la sincérité. S’ils avaient quelque chose à
supprimer, ce serait les textes qui contredisent clairement la trinité et des
lettres apostoliques qui démentent cette fausse doctrine.

A la bibliothèque de Chester Beatty située à Dublin, se trouve un grand
nombre de papyrus des écritures grecques couvrant presque tous les livres du
nouveau testament dont certains remontent au IIe siècle de notre ère. Le

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Coran affirme que nul ne peut changer la parole de Dieu. (Sourate 6 : 34,
sourate 18 : 27) De ce fait, si la parole de Dieu a été falsifiée, c’est que ce
texte est une invention humaine. Le Coran témoignerait alors contre lui-
même qu’il n’est pas la parole de Dieu.

Par l’intermédiaire du prophète Esaïe, Dieu déclare : « Ainsi en est-il de la
parole qui sort de ma bouche ; elle ne revient pas à moi sans effet, mais elle
exécute ce que j’ai voulu et accomplit ce pour quoi je l’ai envoyée ». Esaïe
55 : 11

Le nouveau testament a-t-il Lee nouveauu testamentt a--tt--ill L n o u v e a t e s t a m e n a L e n o u v e a u t e s t a m e n t a-t- pris naissance avec Constantin priss naissancee avecc Constantinn i p r i n a i s s a n c a v e C o n s t a n t i i l p r i s n a i s s a n c e a v e c C o n s t a n t i n ? ?? ?

Un certain prédicateur musulman sur internet affirme que le nouveau
testament a pris naissance avec Constantin en 325. Mais se trompe-t-il, ou
ment-il consciemment ? Le nouveau testament est composé de quoi ? Il est
composé des quatre évangiles relatant la vie de Jésus. Qui d’autres que les
apôtres, sachant qu’ils allaient disparaître, pouvaient les écrire ? Par ailleurs,
ils portent leurs noms. Probablement que les congrégations chrétiennes, très
distantes, avaient des évangiles écrits par des apôtres différents.

Le Nouveau testament est composé également des lettres, ou épitres, que les
apôtres envoyèrent aux congrégations. Tout comme les quatre évangiles, ces
lettres étaient contemporaines des apôtres, puisqu’elles viennent d’eux.
L’écriture du nouveau testament a donc commencé du vivant des apôtres.

Il comprend aussi le livre des actes des apôtres. Il suffit de le lire pour
comprendre qu’il n’est pas une invention de Constantin. Le nom des lieux,
des gens, sont cités, les faits sont racontés avec des détails époustouflants
qu’on a l’impression que l’auteur a dû faire appel aux gens qui ont vécu ces
événements.

Le livre des actes est un livre historique au même titre que les récits trouvés
dans le pentateuque. Il raconte la persécution des premiers chrétiens, la mise
à mort du disciple Jacques par Hérode, la descente de l’Esprit-saint sur les
120 disciples, la délivrance de Pierre de la prison par un ange et surtout, les
péripéties rencontrées par Paul au cours de son voyage à Rome pour être
jugé.

Le dernier livre du Nouveau testament est celui de l’Apocalypse, ou
Révélation, que Dieu fit sceller. C’est un livre prophétique qui concerne les
derniers jours de la fin du monde. Le fait que certaines d’entre elles se
réalisent de nos jours, prouve que notre époque englobe ce que nous
appelons les derniers jours, ou temps fixé.

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L’Apocalypse fut donnée à l’apôtre Jean à la fin du premier siècle vers 96 -
98 de notre ère, alors qu’il était en résidence surveillé sur l’île de Patmos. Ces
messages du Christ étaient destinés à toutes les congrégations de l’époque.
Jésus déclare :

« Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange vous attester ces choses pour les
congrégations (…) je suis l’étoile brillante du matin. « J’atteste à
quiconque entend les paroles de la prophétie de ce rouleau : si quelqu’un
ajoute à ces choses, Dieu lui ajoutera les plaies qui sont écrites dans ce
rouleau. Et si quelqu’un retranche quelque chose aux paroles du rouleau
de cette prophétie, Dieu retranchera sa part des arbres de vie. »

On peut également lire en Apocalypse 1:10 et 11, où Jean raconte :

« Par inspiration je me suis trouvé au jour du Seigneur, et j’ai entendu
derrière moi une voix forte comme celle d’une trompette, disant : « Ce
que tu vois. Ecrits-le dans le rouleau et envoie-le aux sept
congrégations : à Ephèse, et à Smyrne, et à Pergame, et à Thyatire, et à
Sardes, et à Philadelphie, et à Laodicée. »

Comme je l’ai déjà dit, on imagine mal que Jean ait gardé ces messages pour
lui sans les faire parvenir à ceux à qui ils étaient adressés. Il est difficile de
croire que des chrétiens aient osé modifier quoi que ce soit du livre de
l’Apocalypse après ces paroles du Christ. Cela signifie que tout de suite après
l’an 98, plusieurs congrégations pouvaient lire le livre de l’Apocalypse que
nous possédons aujourd’hui. L’écriture du nouveau testament a donc
commencé avec les apôtres et s’est achevée avec le dernier des apôtres, Jean.

Ce qui a été fait plus tard, c’est la compilation des quatre évangiles, du livre
des actes des apôtres, des épîtres et du livre prophétique de l’Apocalypse.
Ces livres furent réunis plus tard avec l’ancien testament pour former la Bible
chrétienne. Les premières prophéties de Dieu n’ont pas été rejetées, comme
l’a fait le Coran. Il y a une continuité dans le message divin. Avec Mahomet,
c’est la rupture totale sous prétexte de falsification.

Jean raconte : « Par inspiration je me suis trouvé au jour du Seigneur… »
Puisque certaines de ces prophéties trouvent leurs s’accomplissements à notre
époque, cela constitue une preuve que notre époque est englobée dans ce
que les apôtres appellent « le jour du Seigneur ». Il ne s’agit pas d’un seul
jour.

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Qui a écrit le nouveau testament ? Quii a écritt lee nouveauu testamentt ? Q u a é c r i l n o u v e a t e s t a m e n ? Q u i a é c r i t l e n o u v e a u t e s t a m e n t ?

A partir de ce qui vient d’être dit, si on nous demandait qui a écrit le
nouveau testament, dit aussi les évangiles, que répondrions-nous ? Un
musulman répondra peut-être Jésus, Pourquoi ? Parce que c’était ce que
pensait Mahomet (lisez coran 5:46). Pour lui, l’évangile était un unique livre
dicté par Dieu à Jésus. Mahomet ignorait que ce sont en réalité les apôtres
qui l’ont écrit et ont relaté les faits et les paroles de Jésus.

Celui-ci ne leur avait fait aucune recommandation à ce sujet, à l’exception de
Jean qui reçut l’ordre de mettre par écrit la vision donnée par un ange et
d’en faire part à toutes les congrégations chrétiennes de l’époque : C’est la
vision de l’Apocalypse, dont le livre fut rejeté par Mahomet. Là encore il
s’est trompé. Une telle erreur ne pouvait pas venir de Dieu, car Dieu ne se
trompe jamais.

Les disciples de Jésus vivaient dans une civilisation où les gens étaient cultivés
et où l’information écrite était plus facile d’accès que le lieu et l’époque où
vivait Mahomet, et où les gens étaient réduits à écrire leurs textes sacrés sur
des nervures de palmiers, des omoplates de chameaux. Dans la deuxième
épitre à Timothée Paul a écrit :

« Quand tu viendras, apporte le manteau que j’ai laissé à Troas chez
Carpus, ainsi que les rouleaux, surtout les parchemins. » 2 Timothée
4:13.

Les apôtres disposaient de quoi écrire. Dans la première épitre à la
congrégation de Corinthe l’Apôtre Paul a écrit ceci :

« Car je vous ai transmis, parmi les premières choses, ce que j’ai reçu
moi aussi : que Christ est mort pour nos péchés selon les écritures et
qu’il a été enterré, oui qu’il a été relevé le troisième jour selon les
écritures ; et qu’il est apparu à Céphas. Après cela il est apparu à plus
de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont demeurés en vie
jusqu’à présent, mais quelques-uns se sont endormis dans la mort. » 1
Corinthiens 15:3 à 6.

Ce livre fait partie du nouveau testament. Et Paul précisa que la plupart de
ceux à qui le Christ apparut étaient encore vivant au moment où il écrivit
cette épître. Pourtant ces djihadistes verbaux font croire à de nombreux
musulmans que l’évangile que Dieu aurait donné à Jésus n’existe plus. Pour

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eux la taqiya est une arme légale approuvée par Allah dans le cadre de la
guerre sainte, comme si Dieu pouvait cautionner le mensonge. Leur
propagande a si bien fonctionnée que l’un de ceux qui y ont cru écrivit :

« Les auteurs des quatre évangiles que les chrétiens utilisent n’ont
jamais rencontré le prophète Issa (psl). (On croit) qu’ils se sont
entièrement basés sur ses paroles. Pourtant ce n’est pas le cas. En fait
les érudits bibliques estiment que l’évangile de Marc a été écrit autour
de l’an 70, l’évangile de Matthieu vers l’an 80, l’évangile de Luc vers l’an
90 et l’évangile de Jean entre l’an 90 et l’an 100. Les autres livres du
Nouveau Testament ont aussi été écrits durant ces périodes-là. »

En disant : les érudits bibliques estiment…, il montre qu’il s’agit d’allégations.
Pour eux les lettres de Paul affirmant qu’il n’y a qu’un seul Dieu, que Jésus
lui sera soumis pour toujours dans les cieux, est une invention de ceux qui
soutiennent la trinité. Ils n’auraient aucun intérêt à écrire cela. Pourquoi
auraient-ils conservé les propos de Paul dans sa lettre aux mêmes corinthiens,
disant :

« J’ai entendu parler de fornication chez vous, et d’une fornication telle
qu’il n’y en a pas même chez les nations : un certain homme a la femme
de son père. Et vous vous gonflez d’orgueil ? Et vous n’avez pas été
plutôt dans le deuil, afin que l’homme qui a commis cette action soit
enlevé du milieu de vous ? » 1 corinthiens 5:1 et 2.

C’est ce qui arrive lorsqu’une église croît trop rapidement et que certains
d’entre les nouveaux convertis conservent leurs anciennes habitudes. Quel
intérêt auraient les chrétiens à inventer des propos pareils ? Pour ces
djihadistes verbaux, les paroles de Jésus et tous les textes du nouveau
testament condamnant l’enseignement et le comportement agressif de
Mahomet ont été inventés. Mais alors pour quelle raison ?

Le nouveau testament a été écrits plus de cinq cent ans avant le Coran. Il
n’était pas destiné à s’opposer à l’islam, ni à entrer en polémique avec les
musulmans. Il en est de même de l’ancien testament écrits par des juifs pour
les juifs. Il n’y a que le Coran qui ait été écrit pour se défendre, entrant
directement en controverse avec les juifs et les chrétiens, les accusant de tout,
afin de se faire une place et de se distinguer.

Dieu n’a pas besoin d’entrer en polémique avec des humains comme des
vendeurs de poissons cherchant à prouver par des mots que sa marchandise

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est la plus fraîche. Il se distingue par des prophéties et des miracles, des
œuvres de puissance. Heureux celui qui y croit. C’est ce qu’Il fit avec Moïse,
avec Jésus et avec tous ses autres envoyés.

Mais quel signe Mahomet a-t-il produit ? Ses menaces dans le Coran et les
guerres qu’il mena pour imposer sa croyance ne sont pas des signes, mais des
aveux d’impuissance et de mensonges. Dieu n’use pas de la force pour
prouver qu’Il dit la vérité ; mais le Diable, si. Comme Jésus l’a dit, il est un
menteur et le père du mensonge.


Auteurs :  Christian's David's Family, Suisse

Texte extrait du livre La Science, Dieu Et Les Livres Sacrés Volume 2 pages 49 à 66.
 

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